Le blog officiel d'Arash Derambarsh

Arash Derambarsh – Élu LR de Courbevoie

Month: octobre 2010

Joyeux anniversaire et pensée à Mouss Diouf !

Je voulais souhaiter un joyeux anniversaire à mon ami et auteur au cherche midi, Mouss Diouf.

Mouss vient de fêter ses 46 ans.

Victime d’un accident vasculaire cérébral avec complication rénale, cela nous rappelle que nous restons des êtres humains.

La vie se mord à pleine dent. Ainsi, le stress de la vie quotidienne, les petites polémiques ou encore le superflus ne doivent pas prendre le dessus sur l’essentiel : la vie.

Toutes mes pensées pour toi Mouss. Bon rétablissement !

mouss-diouf-livre.jpg

E-Blogs Wikio : le pari européen de Catherine Nivez

J’ai eu le plaisir de découvrir  E-Blogs Wikio et de converser avec la responsable de ce projet, Catherine Nivez. Sa citation donne du Sens : « Ce n’est pas la technologie qui est intéressante mais les gens qui sont derrière ».
Cathy a quatre passions : le journalisme, les nouvelles technologies, l’Europe et l’humain. Ce qu’elle fait m’a sensibilisé, avec ses collaborateurs Karolin Mulhaupt (en Allemagne), Claire Ulrich (en Italie), Laurent Delpit (Royaume-Uni) et Louis Baudry (en Espagne).
La générosité de ce projet est simple : relier les bloggers européens. C’est aussi une façon de construire notre Union Européenne et de créer du lien entre tous les citoyens.
Wikio : Fondé par Pierre Chappaz, Wikio est le 1er portail européen de blogs, implanté dans 5 pays d’Europe de l’ouest, connu des blogueurs grâce à son classement des blogs, le TOP BLOGS mis à jour tous les mois dans chaque pays (France, Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni). Ce classement des blogs calcule le nombre de “backlinks” c’est à dire de liens qui relient les blogs entre eux. C’est la « force du réseau social » de chaque blog, la valeur des liens, que Wikio calcule.Avec E-Blogs ce ne sont plus les blogs les plus “liés” qui sont explorés, mais les plus “liants” d’un pays à l’autre. C’est la valeur des mots qui intéresse ici, au delà de la valeur des liens…

Chaque jour, les éditeurs sélectionnent des billets sur des blogs présents dans les 5 pays où Wikio est implanté : France Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni. Ensuite, les éditeurs traduisent le post dans les 4 autres langues (par des traducteurs professionnels).

L’objectif d’E-Blogs ?

Faire circuler les contenus de la blogosphère au delà des frontières et des barrières linguistiques, leur donner une dimension européenne. Comment franchir les frontières linguistiques ? Comment “lire” la blogosphère européenne ? Cette exploration s’appelle E-Blogs (blogs européens). E-Blogs est un laboratoire qui scrute la parole des blogueurs. E-Blogs se veut le reflet de la société civile européenne . Dès lors, ce regard est forcément subjectif et vivant. Cette revue de blogs évoluera au fil des semaines en fonction des retours… pour trouver, un sens commun, un lien commun entre tous les blogueurs européens. En sélectionnant les billets à traduire, l’objectif est de construire une revue européenne des blogs. Les contenus de la blogosphère vont circuler dans l’Europe !

Qui sont les blogueurs traduits ? ou Comment fonctionne la sélection des billets destinés à la traduction ?

La sélection des billets traduits se fait sur une dizaine de critères comme : quel est l’intérêt du sujet traité par le blogueur pour les internautes des autres pays ? Quelle est la valeur ajoutée du blogueur ? Son regard est-il différent d’un article de presse ou d’un communiqué ? De quoi parlent les blogueurs aujourd’hui en Italie, en Espagne, en France… ? Les blogs sélectionnés doivent aussi être classés dans le TOP 1000 Wikio de chaque pays.

Bon courage et longue vie à E-Blogs Wikio !

eblogs-125-fr.pnge-blogs-wikio.jpg

TF1 : erreur de montage ou manipulation valontaire ?

TF1 : erreur de montage ou manipulation valontaire ?


A vous de juger. En tout cas, cette séquence du journal de 20h de TF1, présenté par Claire Chazal, m’a bien fait rire.

Jean-Claude Van Damme va très bien !

Après avoir lu les fausses informations véhiculées par Jean-Marc Morandini (qui est un multi-récidiviste des fausses nouvelles comme par exemple l’annonce de la fausse mort de Pascal Sevran ou le faux direct de Los Angeles pour les funérailles de Michael Jackson), Libération ou encore le site Twitchfilm, voici un communiqué publié au journal Le Point afin de rétablir la vérité. J’ai eu JCVD au téléphone et il va très bien.
Cependant, je trouve inadmissible le fait de diffuser, sans vérifier, de fausses informations concernant la santé d’une personnalité. Tout cela manque vraiment de professionnalisme et de rigueur. Avec internet, les informations vont à une vitesse folle et démentir derrière est très difficile. Lorsque l’information est légère, il n’y a pas d’impact. Mais lorsque l’information concerne la santé, il y a une victime personnelle et des victimes par ricochet (famille, amis,…).
Journal Le Point :
Que les fans se rassurent, Jean-Claude Van Damme est au meilleur de sa forme, et son coeur est intact. Une rumeur, lancée sur Internet, prétendait en effet mercredi que la star bruxelloise avait été victime d’une « attaque cardiaque mineure » sur le tournage du film Weapon à la Nouvelles-Orléans (Louisiane, sud des États-Unis) et qu’il avait été brièvement hospitalisé. Arash Derambarsh, son éditeur au Cherche Midi, qui prépare la publication de ses mémoires pour février 2011, a aussitôt « démenti formellement le malaise cardiaque et la présence de Jean-Claude Van Damme à la Nouvelle-Orléans dimanche dernier » : « Jean-Claude va très bien. En effet, nous avons fêté ses 50 ans ensemble à Paris », déclare le communiqué.

Quelques heures plus tard, depuis son profil Facebook, l’acteur demandait lui-même à ses fans de ne pas croire aux « rumeurs » et assurait être « en forme à 100 % ». « Ne croyez pas s’il vous plaît aux rumeurs véhiculées par des sites non officiels consacrés à JCVD », écrit en anglais l’acteur belge connu pour ses gros muscles et ses films d’action. « Jean-Claude Van Damme est en forme à 100 %, s’entraînant bien pour engager le combat et envoyant de l’amour à ses fans et ses amis », était-il écrit mercredi sur sa page du réseau social. Sur l’un de ses sites internet, l’acteur a posté un message comparable, précisant qu’il n’a « jamais été aussi en forme » et qu’il n’a pas été victime d’une attaque cardiaque.

jcvd.jpgAntoine Henriquet (producteur), Jérôme Fouqueray (Directeur Général Fun Radio – RTL 2), Jean-Claude Van Damme, Frédéric de Vincelles (Directeur Général W9), Arash Derambarsh (éditions du cherche midi) – Paris le jeudi 14 octobre 2010 à Fun Radio (Groupe RTL)

Publiez un livre : trucs et astuces

Je reçois près de 400 projets par mois.

Malheureusement, il y a beaucoup de refus. Et souvent parce que les auteurs n’ont ni les codes ni les astuces pour séduire l’éditeur.

C’est pourquoi, voici quelques clefs, trucs et astuces.

1) Quels sont les raisons principales qui poussent à refuser un manuscrit ?

Je pense que la première chose qui pousse à refuser un texte est la présentation que l’auteur fait de lui-même ou oublie justement de faire. La deuxième est la qualité du texte qui laisse à désirer dans la plupart des cas et la troisième chose qui me tient le plus à coeur est la présentation du texte. Car présenter un manuscrit à un éditeur fait appel à des codes stricts et le manquement à une présentation impeccable est pour moi rédhibitoire.

2) Qu’est ce qui séduit dans un projet littéraire ?

Je crois que chaque projet littéraire doit correspondre à un sens profond du texte accompagnée d’une portée littéraire et d’un message fort. Donner du Sens à un ouvrage, à une création doit être le but ultime.

3) Conseil avant d’envoyer un manuscrit à un éditeur 



D’une part, sur le plan de la forme, je ne dirais jamais assez d’aérer vos textes et de les rendre lisibles. Il est fortement conseillé de ne pas envoyer un texte manuscrit mais tapé à la machine, ou plutôt à l’ordinateur. Choisissez une police simple (Times, Arial, Book Antiqua), évitez toutes les polices fantaisies ! Préférez une taille de police de 12, éventuellement 14, jamais plus gros. La taille 10 peut-être tolérée dans le cas de longs ouvrages.

Choisissez un format A4, un interlignage de 1,5 afin d’aérer le texte et de permettre d’éventuelles notations. De même laissez des marges assez importantes, 2,5 cm en haut et en extérieur, 3cm en bas et 3cm en marge intérieure (pour la reliure). Pensez à numéroter vos pages : le numéro en bas, centré ou extérieur.

Plus votre manuscrit sera agréable à lire, plus il a de chance d’être accepté (lorsque l’éditeur ou le comité de lecture ouvre le manuscrit, il doit avoir envie de le lire, et ne doit surtout pas être découragé). Un manuscrit ne sera pas forcément refusé parce qu’il est mal présenté, mais convaincre l’éditeur sera un peu plus aisé.

D’autre part, concernant votre texte et donc sur le fond. Il ne faut jamais prendre par la main le lecteur et lui imposer une lecture. Je m’explique. Un auteur ne doit pas abuser des points d’exclamation dans une description. Au contraire, c’est par la description, par la narration et la mise en forme de l’histoire que le lecteur pourra être guidé. Ainsi, l’auteur doit se faire le plus discret possible.

Une astuce : Faites comme Jules Vallès pour son roman « l’Enfant ». Celui-ci utilisa son personnage principal, « Jacques Vintgras » (usage du même initial) pour conter sa propre vie.

Autre conseil : ne pas mettre de mots en gras ou avec une police différente uniquement pour attirer l’attention du lecteur.

Par ailleurs, un texte doit réunir environs 1500 à 2000 signes par feuillet (page).

Ensuite, il faut relier le manuscrit par agrafage, baguette de serrage ou ressort. Il faut savoir que la plupart des éditeurs traditionnels ne lisent pas sur internet mais sur papier.

Enfin, l’auteur doit accompagner obligatoirement son projet d’une lettre de présentation et même d’un CV s’il le faut. Il faut bien comprendre que l’éditeur ne vous connait pas…en général. De plus, n’oubliez pas d’y joindre un synopsis ou un plan détaillé afin de faciliter le travail de l’éditeur.

livre.jpgCe post a été traduit en 5 langues sur E-Blogs WikioCopyright

Pourquoi nous publions le livre « Omerta dans la police » ?

Depuis plusieurs semaines, je reçois de nombreux appels de hautes personnalités politiques, de fonctionnaires de police et de journalistes concernant le livre de Sihem Souid (« Omerta dans la police » – Abus de pouvoir, homophobie, racisme, sexisme).

Homophobie, racisme, course aux chiffres, sexisme, bavures, abus de pouvoir et pressions : voici le quotidien de certains fonctionnaires de police, garants de l’ordre public et défenseurs des libertés publiques. Sihem Souid, publie un rare réquisitoire dénonçant « omerta » et « discriminations » à la police aux frontières (PAF) service de pointe dans le contrôle de l’immigration, notamment aux aéroports de Charles de Gaulle et Orly.

Française d’origine tunisienne, aujourd’hui adjointe administrative à la préfecture de police de Paris, Sihem Souid, 29 ans, explique avoir subi et vu tellement de choses graves qu’elle ne peut plus se taire. Sortie major de sa promotion, elle croyait que la police nationale était au service du public et des citoyens, mais elle s’aperçoit progressivement que l’institution républicaine n’est plus la garante des valeurs qu’elle est censée défendre.

Elle est allée, accompagnée de plusieurs collègues, jusqu’à saisir la justice pénale pour dénoncer ces comportements. Ces risques, elle les a pris au détriment de sa carrière mais aussi de sa vie personnelle. Chantages, pressions, menaces, sa plainte la poursuit jusque dans sa vie de citoyenne.

Le cherche midi éditeur a décidé de publier son récit et je vais expliquer pourquoi.

En tout premier lieu, le cherche midi a toujours défendu les institutions de la République en matière de justice. Je rappelle que nous avons publié et rendu hommage à l’histoire de la gendarmerie nationale, au GIGN (récit de Jean-Luc Calyel), au métier de Négociateur au RAID (remerciement à Monsieur Amaury de Hauteclocque et à Christophe Caupenne), des magistrats comme Philippe Bilger ou encore prochainement avec le vice-batônnier de Paris, Maître Jean-Yves Leborgne.

Par ailleurs, nous soutenons les valeurs de la République qui proclament que chaque citoyen a des droits, des devoirs et des obligations. La société Française souffre de ses divisions, de sa désorganisation et de ses doutes sur son avenir, voire de son destin. Nous devons réagir et pointer du doigt les incohérences de ce sytème. C’est de notre fonction et de notre obligation d’éditeur que de faire bouger les lignes de la République.

Enfin, nous ne pointons pas du doigt une responsabilité collective. Les forces de l’ordre sont, dans la très grande majorité, des femmes et des hommes que nous admirons pour leur dévouement au service des français. Et c’est justement pour cette raison que nous souhaitions publier le récit de cette jeune fonctionnaire de police. En effet, cette femme aime la police, elle veut se mettre au service de l’intérêt général. Mais le système est devenu une usine à gaz. Ce système ne marche plus. Mais ce système, ce n’est pas le système de Nicolas Sarkozy ou d’autres politiques. C’est un tout qui a été bâti de longues dates. Dire que ce système est de la responsabilité d’un seul homme ou d’une seule femme est démagogique, politicien et n’a pas de sens. C’est de notre responsabilité à tous. Nous avons chacun à nous remettre en cause dans notre comportement.

Aimons-nous si peu la France pour la voir glisser peu à peu ? Non, c’est pour cette raison que nous voulons aider la République. Car cette République, c’est la nôtre. Il faut la préserver.

Nous voulons une police républicaine afin qu’elle soit légitime pour sanctionner et verbaliser les contraventions, les délits et les crimes. Aujourd’hui, il y a de la défiance, de la méfiance et de la crainte. Ce n’est pas admissible et ce n’est pas ce que nous voulons pour notre République Française.

Sihem Souid débute son ouvrage par la phrase suivante : « cet ouvrage n’est pas un pamphlet. Il s’agit d’un vécu de l’intérieur de l’institution policière. Tous les faits énoncés le sont sur la base de témoignages, de documents, procès-verbaux, comptes-rendus officiels, rapports et notes de service. Avec ce livre, il est possible que je perde mon emploi mais si la vérité est à ce prix, je n’aurai aucun regret ».

omerta-dans-la-police.jpg  

« Omerta dans la police » : Débat Henri Guaino – Sihem Souid
envoyé par editions-Derambarsh.

La Légion d’Honneur n’est pas un cadeau !

premiere_distribution_des_decorations_de

Ce qui était une décoration au-dessus de tout soupçon  est devenu aujourd’hui sujet à débat.


En effet, pas un jour sans son lot de polémique et de suspicion concernant la décernation de cette médaille. Il y a bien sûr l’affaire controversée « Patrice de Maistre – Eric Worth », le procureur Jean-Claude Marin qui a été critiqué par Dominique de Villepin pour avoir enquêté à charge contre lui dans le dossier Clearstream, le refus des journalistes Marie-Eve Malouines (France Info – Radio France) et Françoise Fressoz (journal Le Monde), la décoration de nombreux peoples comme Daniela Lumbroso ou encore l’économiste Alain Minc. Mais cela ne date pas de la présidence de Nicolas Sarkozy. Ainsi, au début, mais vraiment au tout début, la Légion d’honneur voulue par Bonaparte répondait à une demande bien réelle de la population française, privée par la Révolution des ordres royaux. Et notamment de l’ordre de Saint-Louis, créé par Louis XIV, qui ouvrait la voie de l’anoblissement à ses membres au bout de trois générations et dont le Premier consul s’inspirera à la fois pour la couleur (le rouge) et certains grades (chevalier, commandeur, grand-croix) lorsqu’il instaurera son équivalent républicain.

La raison d’être du tout nouvel Ordre était, officiellement, de récompenser les militaires ou les civils ayant rendu d’éminents services au pays. Dans la première remise de 1804, pensée et servie par le général Bonaparte, devenu l’empereur Napoléon Ier, on trouve successivement une série de soldats méritants, mais aussi des savants, Monge, Chaptal et Jussieu, ainsi que David et Houdin. Autant dire, que des éminentes personnalités.

Curieusement, la Restauration puis le régime de Louis-Philippe conservèrent, à quelques modifications près, noblesse oblige, cette Légion imaginée par Napoléon, emprisonné à Sainte-Hélène. Signalons que c’est le Président Louis Napoléon Bonaparte, un an avant de devenir Napoléon III (dit « le petit »), qui permit aux dames et demoiselles de s’accrocher le ruban sur le sein.

La République installée, le ruban rouge va connaître son heure de gloire. Les gouvernements qui se succèdent en font un usage débridé. Chaque notable, si insignifiant soit-il, veut l’avoir sur son costume du dimanche. Un président de la République, Jules Grévy, doit même démissionner en 1887 juste après sa réélection à cause de son gendre, un nommé Wilson. Ce dernier s’était établi vendeur de décorations en association avec un général du ministère de la Guerre, ce qui rapportait beaucoup mais faisait mauvais effet.

François Mitterrand en a lui-même épinglé plus de 1 500.

Cette phase de grande distribution, moralisée un moment par la guerre de 14-18, reprend après Vichy. Puis le Général de Gaulle tente de limiter l’inflation en imposant des quotas : pas plus de 125 000 distingués vivants au total dans les cinquante années à venir. On est loin du compte à l’époque, puisque près de 300 000 Français et Françaises sur pied arborent la Légion d’honneur, malgré l’instauration d’un autre ordre national, le Mérite, censé consoler les impétrants privés de ruban rouge.

Avec des hauts et des bas, les restrictions gaulliennes vont tout de même finir par s’imposer : on en est aujourd’hui à plus 113 000 membres vivants de l’Ordre, tous grades confondus, et les militaires supplantant très légèrement les civils.

Chacun sait que les listes de nommés et de promus sont publiées trois fois par an au Journal officiel : le 1er janvier, le dimanche de Pâques et le 14 juillet. Mais beaucoup de gens ignorent que cette énumération ne constitue qu’un préliminaire. Encore faut-il arriver jusqu’à la remise de la médaille désirée par une notabilité quelconque, l’idéal restant bien sûr le chef de l’Etat lui-même, grand maître de l’Ordre.

Il arrive que le Conseil de la grande chancellerie, à qui appartient la décision finale, en accord avec le président de la République, ne décerne pas la Légion d’Honneur. En effet, il a deux sortes de « bannis » du ruban rouge : les rebelles et les individus qui ont des problèmes avec la justice.

Les premiers sont les personnalités qui ont échappé, par miracle, aux «enquêteurs» de l’Ordre chargés de vérifier par lettre ou par téléphone si elles acceptent la distinction proposée par un autre légionnaire, comme le veut l’usage. En général, les réticents sont détectés avant même leur inscription au JO : Catherine Deneuve, Simone Signoret et Yves Montand, Raspail, Lamennais, Gérard de Nerval, Littré, Barbey d’Aurevilly, Gustave Courbet, Béranger, Maupassant, Pierre et Marie Curie, Degas, Ravel, Gide et Sartre ont, entre autres, refusé de figurer sur les «listes rouges». Ceux qui passent entre les mailles du filet protecteur et découvrent leur nom dans un journal sont très rares : Brigitte Bardot, Claude Lelouch et Coco Chanel, qui trouvait qu’«un ruban rouge ça vous fout en l’air un tailleur», appartiennent à cette catégorie.

Dans les autres cas, il y a eu des controverses judiciaires comme le cas Papon. En effet, au départ, aucune réaction de la grande chancellerie ni de son grand maître après l’inculpation de Papon pour complicité de crimes contre l’humanité. Rien non plus lors de son renvoi devant les assises. Et silence total lors de sa condamnation, le 2 avril 1998. Mais à la suite de sa condamnation, Michèle Alliot-Marie déclara qu’à la suite de la décision de justice, la République a décidé de retirer la croix de commandeur de la légion d’honneur à celui-ci.

Le problème est donc simple, il s’agit de redonner de la crédibilité à cette décoration.Une initiative est donc à saluer. C’est celle de Rodolphe Oppenheimer, petit-fils d’Edgar Faure. Celui-ci a créé l’Association des décorés des Arts et des Lettres afin de prolonger la pensée d’André Malraux qui avait fondé l’Ordre des Arts et des Lettres en l’imaginant, patrimoine national, « respecté et envié des artistes, des écrivains, des créateurs ». Notre République doit redevenir une émulation afin de tirer tous les Français vers le haut. Et cela passe forcément par ce genre d’initiative.

Powered by WordPress & Theme by Anders Norén & With support of Alexandre Balmes