Le blog officiel d'Arash Derambarsh

Arash Derambarsh – Élu LR de Courbevoie

Month: juillet 2011

Concert de U2 à Boston : Regardez cette transition magique

U2 est le plus grand groupe de rock au monde. C’est un groupe irlandais de rock formé en 1976 à Dublin. Il est composé de Bono (Paul Hewson) au chant, The Edge (David Evans) à la guitare, au piano et au chant, Adam Clayton à la basse et Larry Mullen Junior à la batterie.
Voici un enchaînement magistral lors de la tournée Elevation Tour en 2001 au TD Garden (Fleet Center) à Boston – Massachusetts.

Ce stade contient 20.000 personnes et les concerts ont été nombreux dont Madonna, The Eagles, Justin Timberlake, Barbra Streisand, The Rolling Stones, The Who, Billy Joel, Simon and Garfunkel, Dane Cook, Red Hot Chili Peppers, Rod Stewart, Roger Waters, Bruce Springsteen et autres.
Les deux titres « Bad« puis « Where the Streets Have No Name« s’enchainent et c’est magique.
Un grand moment de concert.
D’abord :

Puis :

EDITION : supprimons le terme « Nègre » de l’édition française

« Je vous parle d’un Temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre… » chantait Charles Aznavour. Cela semble s’appliquer au nombre vertigineux de publications de livres par des auteurs qui n’en sont pas les écrivains. Certains ne lisent même pas leurs propres livres mais sont satisfaits de leurs publications. Il est loin, ce Temps, où écrire un livre se faisait seul.
Du moins officiellement…Il est vrai que les controverses ne manquent avec Molière et Corneille, Shakespeare, Dumas ou encore Alphonse Daudet et Paul Arène. Officieusement, il y a eu récemment la polémique concernant l’ouvrage de Patrick Poivre d’Arvor chez Flammarion (maison mère d’Arthaud, l’éditeur de PPDA)
Publier un livre est toujours une démarche personnelle. Pourtant, il arrive qu’un écrivain ou un journaliste écrive à la place de l’auteur, tout en restant dans l’ombre, dans l’anonymat. Cela s’explique par le manque de temps, le manque de talent d’écriture ou encore pour une raison pratique.
Cet « écrivain fantôme » a pour nom « nègre », « plume » ou encore « ghost-writer » chez les anglais.
Le mot « nègre » est traditionnellement utilisé en France mais il est aujourd’hui chargé de connotations négatives évidentes.
C’est en 1845 qu’Eugène de Mirecourt s’exprime, pour la première fois, à propos d’Alexandre Dumas père : « Dumas ? Un mulâtre qui a des nègres ». D’ailleurs, ce terme est utilisé dans son pamphlet « Fabrique de Romans : Maison Alexandre Dumas et Cie, fabrique de romans ». Il est vrai que le père d’Alexandre Dumas n’était autre que le général Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie. Le général Dumas, surnommé également « le Diable noir ». Je rappelle que Bonaparte le met à la retraite et lui refuse toute pension, de même qu’à sa veuve après son décès, malgré sa loyauté et sa bravoure.
Alors que les anglo-saxons définissent cette profession d’écrivain fantôme par « ghost-writer », nous continuons en France à utiliser un terme raciste, stigmatisant et en total décalage avec sa véritable définition.
Cette défintion française est d’ordre historique et non étymologique, contrairement au terme anglo-saxon qui donne une parfaite définition du mot et du sens.
Je m’étonne, depuis mes débuts dans l’édition française en 1999, que beaucoup d’éditeurs reprennent ce terme avec parfois de l’humour, parfois de l’ironie. Cette banalisation des mots fait sens et fait écho. Ce mot blesse car il pointe du doigt le travail ingrat de celui qui restera toujours dans l’ombre alors même qu’il a contribué à la totalité du travail. Ceci est injuste, pas valorisant.
Plus grave, j’estime que ce terme porte atteinte à une partie de notre population qui peut se sentir blessée. J’ai moi-même vu, de mes propres yeux, des amis qui ont été choqués de ce terme.
A l’évidence, c’est une atteinte à notre Pacte Républicain.
Cet héritage historique ne mérite pas de rester dans le patrimoine culturel. Le français est une langue vivante. Elle a donc vocation à évoluer. Je préconise donc le mot « plume » qui semble plus convenable et plus respectable à l’égard de tous.
Supprimons le terme « nègre » de l’édition française.
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A quoi sert l’école ?

Près de 80 % d’une génération au niveau du baccalauréaten France… En 1985, c’était l’idéal républicain à atteindre à l’horizon 2000.
Un quart de siècle plus tard, on s’en rapproche enfin, comme le laissent penser les résultats définitifs du bac 2011, publiés lundi 11 juillet : 71,6 % des jeunes de la génération en âge de passer le bac sont bacheliers. Un record historique.
Toutefois, près de 30 % des jeunes n’ont toujours pas accès au bac. Ils sont soit orientés vers des CAP (certificat d’aptitude professionelle), soit ils font partie des 120 000 élèves qui sortent du système scolaire chaque année sans diplôme.
Mais tout ça pour quoi faire finalement ?
On nous a souvent parlé d’éducation, d’instruction et d’enseignement à l’école. Ce que nous entendions par « école », jadis, était la dispense d’un enseignement, d’une instruction. L’instruction désigne tout à la fois le contenu des savoirs élémentaires, le fait d’enseigner et le fait de se soumettre à cet enseignement.
L’enseignement justement, c’est transmettre à la génération future un corpus de connaissances (savoir et savoir-faire) et de valeurs considérées comme faisant partie d’un patrimoine commun. Le terme enseignement, se réfère plutôt à une éducation bien précise.
Il est souvent facile de confondre enseignement et éducation. Ainsi, l’éducation, terme beaucoup plus général, correspond à la formation globale de l’écolier, à divers niveaux tel que la philosophie, les valeurs, la civilité, le religieux, le social, le scientifique, la santé ou encore la moral et l’éthique.
L’éducation vise également à assurer à chaque individu le développement de toutes ses capacités (physiques, intellectuelles et morales). Cette éducation a pour objectif de faire apprendre à l’écolier ses droits, ses obligations et ses devoirs.
Nous avons clairement un problème aujourd’hui concernant la transmission des connaissances. En effet, il y a déjà une instabilité au sommet de l’Etat concernant l’intitulé du ministère. Nous sommes passés de l’Université impériale (loi du 10 mai 1806) au Conseil Royal de l’instruction publique (1820). En 1828, l’instruction publique devient un ministère à part entière. C’est en 1932 que le gouvernement d’Édouard Herriot décide de rebaptiser l’instruction publique en « éducation nationale« . L’expression date de la fin du 18e siècle, où elle était employée par les partisans de la prise en main par l’État des affaires d’enseignement. Anatole de Monzie est le premier ministre à porter cette nouvelle titulature. Il explique dès sa prise de fonction qu’elle est synonyme d’égalité scolaire et de développement de la gratuité et que, en somme, qui dit « éducation nationale » dit « tronc commun ».
« Tronc commun », à mon sens, signifie le « dénominateur commun » ou l’apprentissage d’un vivre-ensemble, d’un « contrat social » (1762) cher à Jean-Jacques Rousseau. Sur ce point, c’est un échec. Sur la volonté de transmettre aux écoliers un « savoir », « un savoir-faire », « l’être » et « le savoir-être », c’est également un échec.
En fait, le début détermine toujours la fin. C’est ainsi qu’il est important de se poser la question « pourquoi aller à l’école et à quoi cela sert ? ».
Outre le fait de recevoir des connaissances et une structure intellectuelle cohérente, il est utile de savoir vers quoi peut tendre les études.
L’école doit avoir essentiellement deux objectifs :
D’une part, la connaissance a vocation de rendre libre le citoyen et de lui donner un Sens dans sa vie. Condorcet disait dans son Journal d’instruction sociale : « une société qui n’ait plus éclairée par des philosophes est trompée par des charlatans ». Etre libre, c’est avoir le choix, c’est pouvoir comprendre le monde dans lequel l’on vit, c’est pouvoir analyser, c’est surtout être acteur et non spectateur de sa vie. Aujourd’hui, il faut redonner le goût de l’école à tous les jeunes français. Etre plus en phase avec l’actualité, arrêter de dénigrer le travail manuel, permettre à chaque jeune d’aller au bout de ses rêves et de ses utopies. Ne pas le décourager lorsque celui-ci est en situation d’échec en lui disant « qu’il n’a pas le niveau et qu’il doit changer d’orientation »…solution de facilité.
D’autre part, l’école doit former un individu. Dire qu’avec l’école, « un jeune pourra trouver un bon travail », c’est réduire l’utilité de l’école à sa forme la plus simpliste. Certes, c’est important, mais c’est un raccourci. En effet, l’école doit permettre de former l’individu, de lui donner des bases solides afin que celui-ci puisse s’épanouir pleinement dans son choix professionnel. C’est un travail et une responsabilisation personnelle de chacun. Ainsi, l’école doit rendre autonome l’individu, l’émanciper. Toutefois, la théorie doit se combiner avec la pratique. Enseigner uniquement des cours ne permet pas à l’individu de se former convenablement. Il faut impliquer davantage les entreprises, les associations et nos ainés.
Le « tronc commun » est justement le dénominateur commun entre tous les français. La liberté, l’Egalité et la Fraternité. Mais ces mots n’auront de sens que s’ils sont illustrés concrètement durant tout le parcours.
C’est pour ça que l’école ne doit pas être « sanctuarisée » mais doit être une étape dans une vie.
Dans le film de Peter Weir en 1989, « Le cercle des poètes disparus », le professeur John Keating (interprété par Robin Williams), a montré aux élèves que l’objectif n’était pas de voir le monde comme « ils sont » mais de le voir comme « il l’est ».
C’est certainement une réponse à la question : « à quoi sert l’école ? »
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Débat Politique : Les meilleures répliques et les phrases cultes

Amateur de la Politique et de la joute verbale, j’ai répertorié les répliques les plus connues des débats politiques en France sous la Ve République. Avec vidéo à l’appuie. Passionnant.
Débat du 10 mai 1974

Débat entre Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand devant 25 millions de téléspectateurs.

La phrase la plus retenue du débat est : « Tout d’abord je trouve toujours choquant et blessant de s’arroger le monopole du cœur. Vous n’avez pas Monsieur Mitterrand, le monopole du cœur ! Vous ne l’avez pas… J’ai un cœur comme le vôtre qui bat à sa cadence et qui est le mien. Vous n’avez pas le monopole du cœur. » de Valéry Giscard d’Estaing à l’encontre de François Mitterrand.
Ce dernier reprocha pourtant à « VGE » d’être « un homme du passé » avec lequel « on ne peut pas parler d’avenir ».
Victoire de Valéry Giscard d’Estaing

Débat du 5 mai 1981

Nous retrouvons de nouveau Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand pour un match retour devant 30 millions de téléspectateurs.
La phrase la plus retenue du débat est : « Vous avez tendance à reprendre le refrain d’il y a sept ans : l’homme du passé. C’est quand même ennuyeux que, dans l’intervalle, vous soyez devenu, vous, l’homme du passif » et, alors que Giscard d’Estaing l’interroge sur le cours du mark allemand : « D’abord je n’aime pas beaucoup ces manières, je ne suis pas votre élève et vous n’êtes pas le président de la République ici, vous êtes simplement mon contradicteur », avant de donner le chiffre en question.

Débat du 28 avril 1988

Le débat oppose cette fois François Mitterrand à Jacques Chirac devant 30 millions de téléspectateurs.
La phrase la plus retenue du débat est : Lorsque Jacques Chirac s’adresse à François Mitterrand pour lui dire : « Ce soir, je ne suis pas le Premier ministre, et vous n’êtes pas le président de la République, nous sommes deux candidats à égalité […], vous me permettrez donc de vous appeler monsieur Mitterrand. » François Mitterrand lui répond ironiquement : « Mais vous avez tout à fait raison, monsieur le Premier ministre. » Plus tard dans le débat, Jacques Chirac finit par dire « monsieur le président » en s’adressant à François Mitterrand.
Victoire de François Mitterrand

Débat du 2 mai 1995

Le débat oppose Jacques Chirac à Lionel Jospin devant 17 millions de téléspectateurs.

La phrase la plus retenue du débat est : il s’agit d’une phrase de Lionel Jospin à propos de la réforme du quinquennat : « Il vaut mieux cinq ans avec Jospin que sept ans avec Jacques Chirac. Ce serait bien long »

Victoire de Jacques Chirac

Débat du 2 mai 2007

Le débat oppose Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal devant 21 millions de téléspectateurs.

La phrase la plus retenue du débat est : Nicolas Sarkozy qui affirme à Madame Royal qu’il faut « être calme pour être président de la République » lorsque celle-ci invoque une « colère saine » et dénonce le « summum de l’immoralité politique ».

Victoire de Nicolas Sarkozy

BONUS

1) Débat entre Jacques Chirac et Laurent Fabius avec la réplique culte de premier au second « Soyez gentil de me laisser parler et de cesser d’intervenir incessamment comme le roquet ». Laurent Fabius lui répondant par le non moins cultissime « Je vous rappelle que vous parlez au Premier Ministre de la France ».

2) Débat Jean-Marie Le Pen contre Bernard Tapie

Après un premier débat en 1989, JEAN-MARIE LE PEN et BERNARD TAPIE se retrouvent, au journal de 20H de France 2, pour un débat arbitré par PAUL AMAR. En ouverture du débat, le présentateur sort des gants de boxe d’un sac Décathelon et les remet à ses invités (geste aussi peu apprécié des candidats que de la direction de l’information de la chaîne).
« C’est sérieux, la politique » remarque TAPIE sans desserrer les dents. LE PEN répond : « Si l’interprétation porte sur la défense du peuple, comme le tribun de la plèbe dans la Rome antique, je veux bien l’accepter. J’ai une origine populaire et j’ai toujours défendu le peuple ». TAPIE : « S’il s’agit de capter des voix pour des buts non politiques, séduire les gens sur des apparences, il y a danger ».

3) Débat entre Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn (DSK)

Alors que Nicolas SARKOZY tente de demontrer qu’un allègement des charges sociales crée de l’emploi en s’appuyant sur un rapport de l’INSEE, Dominique STRAUSS-KAHN lui explique que ce rapport est contesté par tous les économistes. Nicolas SARKOZY répond alors « Pardon, on est pas à l’université…merci monsieur le professeur ! », STRAUSS-KAHN lui rétorque « Si vous étiez mon élève, vous n’auriez pas fait cette erreur ! »
 

La différence entre l’éthique et la morale

Qu’est-ce qui nous pousse à agir d’une façon ou d’une autre ? Ce sont les codes de notre société. Ces codes nous sont transmis par la famille, nos proches (amis, compagnons de route,…), nos responsables (employeurs, instituteurs,…) et l’Etat.
Mais au final, et malgré nos différentes influences, nous agissons seuls. Mais de façon inconsciente, deux critères nous guident : l’éthique et la morale.
L’éthique établit les critères pour agir librement dans une situation pratique et faire le choix d’un comportement dans le respect de soi même et d’autrui. La finalité de l´éthique fait donc d’elle-même une activité pratique. Il ne s’agit pas d’acquérir un savoir pour lui-même, mais d’agir avec la conscience d’une action sociétale responsable. Elle est considérée de nos jours, comme la discipline au fondement de l’éthique appliquée, de l’éthique individuelle, de l’éthique sociale et des différentes formes d´éthiques spécialisées qui se confrontent aux problèmes normatifs de leur domaine particulier.
De même, il y a la morale. La morale (du latin moralitas, « façon, caractère, comportement approprié ») désigne l’ensemble des règles ou préceptes relatifs à la conduite, c’est-à-dire à l’action humaine. Ces règles reposent sur la distinction entre des valeurs fondamentales : le juste et l’injuste, ou plus simplement le bien et le mal. C’est d’après ces valeurs que la morale fixe des principes d’action, qu’on appelle les devoirs de l’être humain, vis-à-vis de lui-même ou des autres individus, et qui définissent ce qu’il faut faire et comment agir.
L’éthique est donc un concept universel, tandis que la morale est un concept subjectif, propre à chaque clan, tribu, communauté ou encore civilisation.
La morale est généralement rattachée à une tradition idéaliste (Emmanuel Kant) qui distingue entre ce qui est et ce qui doit être, alors que l’éthique est liée à une tradition matérialiste (Baruch Spinoza) qui cherche seulement à améliorer le réel par une attitude raisonnable de recherche du bonheur de tous.
Il s’agit donc de nous élever afin de prôner l’éthique plutôt qu’être moraliste.
Voici une intervention de Gilles Deleuze, immense philosophe français, qui avant de se suicider en 1995, a rappelé que « Ce sont les organismes qui meurent, pas la vie ». Histoire de rappeler que l’oeuvre reste, les hommes passent.
Ce qui nous ramène à une certaine humilité…

Pourquoi la France fête le 14 juillet – Explications

Le défilé militaire du 14 Juillet est une parade militaire française organisée chaque année depuis 1880 à Paris à l’occasion de la fête nationale française. La plus ancienne et la plus imposante au monde après la parade annuelle de l’Armée russe sur la place Rouge, cette manifestation militaire invite de nos jours des troupes armées étrangères à défiler aux côtés des armées françaises.
Traditionnellement, le cortège militaire (composé d’unités à pied, montées, motorisées ou encore aériennes) descend l’avenue des Champs-Élysées, de la place de l’Étoile devenue la place Charles-de-Gaulle (en 1970) jusqu’à la place de la Concorde où les militaires saluent le président de la République, son gouvernement ainsi que des personnalités politiques étrangères. D’autres défilés de bien moindre envergure sont également organisés dans d’autres villes de France (Toulon, Belfort, etc.), pour la même occasion, par des régiments locaux.

Le 14 juillet 1789 : la prise de la Bastille

La fête nationale commémore d’abord le 14 juillet 1789, première journée révolutionnaire à portée symbolique. Cet été là, une grande agitation règne à Paris. Face au mécontentement populaire, le roi a réuni les Etats généraux, une assemblée des représentants de la noblesse, du clergé et du tiers-état. Ces derniers demandent une réforme profonde des institutions et, le 9 juillet, se proclament Assemblée nationale constituante. L’initiative inquiète le roi qui fait venir en secret des régiments suisses et allemands à proximité de Versailles. La rumeur court bientôt que les troupes royales se préparent à entrer dans Paris pour arrêter les députés. Le 12 juillet, un orateur harangue la foule qu’il appelle à réagir : c’est Camille Desmoulins, monté sur un tonneau, qui annonce une « Saint Barthélemy des patriotes ». Au matin du 14 juillet, des Parisiens en colère vont chercher des armes aux Invalides, puis se dirigent vers la vieille forteresse royale de la Bastille, en quête de poudre. Après une journée de fusillade sanglante, et grâce au ralliement de gardes nationaux, les Parisiens s’en emparent et entament sa démolition. Au final, ils ne libèrent que quelques prisonniers et malfrats sans envergure. Mais cette vieille prison médiévale incarne l’arbitraire de l’Ancien régime. En l’abattant, les Parisiens font tomber un rempart de l’absolutisme. Et cette journée, qui marque le début de la Révolution, restera dans les mémoires comme un jour de liberté. Cependant la fête nationale fait aussi référence à une autre événement moins connu : la fête de la Fédération du 14 juillet 1790.

Le 14 juillet 1790 : fête de la Fédération

Depuis l’été 1789, partout dans les provinces françaises se sont créées des « fédérations » régionales de gardes nationaux. Une réaction à l’affaiblissement du pouvoir central. Afin de contrôler ce mouvement spontané, la Commune de Paris, sous l’impulsion de Lafayette, décide de fonder une grande Fédération nationale regroupant des représentants des fédérations locales et de les réunir à Paris le 14 juillet. La cérémonie est censée célébrer la prise de la Bastille, mais aussi apporter un semblant d’ordre et d’unité dans un pays en crise. Le jour dit, 14 000 soldats fédérés arrivent donc à Paris et défilent sous la bannière de leur département, de la Bastille jusqu’au Champ-de-Mars. Sur une esplanade aménagée pour l’occasion, une grande messe est célébrée, à la suite de quoi le roi Louis XVI jure de maintenir « la Constitution décidée par l’Assemblée nationale ». Les 400 000 Parisiens présents ce jour-là acclament leur souverain : la monarchie n’est donc pas remise en cause. L’aspiration à l’union nationale triomphe et la cérémonie se transforme en grande fête populaire. Mais la réconciliation nationale sera de courte durée. Deux ans plus tard, le roi est arrêté et condamné à mort.

1880 : le 14 juillet devient fête nationale

Pendant près d’un siècle, la commémoration du 14 juillet est abandonnée. Elle réapparaît en 1880, sous la IIIe République. Le régime, pour se consolider, cherche à construire un nouvel imaginaire national, autour de symboles républicains. C’est ainsi que la Marseillaise devient hymne officiel, et le 14 juillet fête nationale. Mais la proposition qui émane du député de la Seine Benjamin Raspail n’est pas accueillie unanimement par l’Assemblée. Certains députés mettent en cause la violence du 14 juillet 1789. Et c’est finalement autour du 14 juillet 1790 que se fait le consensus.En 1880, pour la première fête nationale, la République fait les choses en grand. Le ministre de l’Intérieur prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée « soit célébrée avec autant d’éclat que le comportent les ressources locales ». Un défilé militaire est organisé sur l’hippodrome de Longchamp devant 300 000 spectateurs, en présence du Président Jules Grévy. Il s’agit de montrer le redressement de l’armée française après la défaite contre la Prusse en 1870. Ce défilé militaire, toujours en vigueur, s’inspire aussi du défilé des gardes fédérés de 1790. Cette année là, on inaugure également le monument surmonté de la statue de la place de la République, et partout sont donnés concerts et feux d’artifices. « La colonne de Juillet » qui surplombe la place de la Bastille, elle, ne se réfère pas au 14 juillet 1789. Elle porte le nom des victimes des journées révolutionnaire de juillet 1830, les « Trois glorieuses ». 

De 1880 à nos jours

– En 1886 : un femme, cantinière du 131e régiment d’infanterie, défile pour la première fois.- En 1915 : le défilé militaire se déplace du Champs-de-Mars aux Champs-Elysées.- En 1919 : c’est le défilé de la victoire qui réunit, sur les Champs-Elysées, les forces des pays alliés. – En 1936 : après le défilé militaire, un million de personne défile à l’appel des organisations syndicales. – De 1939 à 1945 : dans le Paris occupé, la journée n’est pas célébrée. Le 14 juillet 1940, à Londres, le général de Gaulle réitère ses appels à la résistance. En juillet 1945, on célèbre la Libération partout en France.
Depuis 1945
En 1945, a lieu le premier défilé du 14 Juillet après la Libération. Il se déroule Place de la Bastille où se trouve la tribune officielle mais les troupes motorisées descendent les Champs-Élysées et traversent la capitale. Un autre grand défilé avait eu lieu un mois plus tôt, le 18 juin, sur les Champs-Élysées pour fêter l’anniversaire de l’Appel du 18 Juin. En 1946, Hô Chi Minh, alors en visite en France pour participer à la conférence de Fontainebleau, est invité dans la tribune d’honneur.
Sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, le lieu du défilé varie : de Bastille à République (1974), au Cours de Vincennes (1975), sur les Champs-Élysées (1976, 1978 et1980), à l’École militaire (1977) ou encore de République à Bastille (1979). Les présidents de la République suivants — François Mitterrand (1981 à 1994), Jacques Chirac (1995 à 2006) puis Nicolas Sarkozy (depuis 2007) — ont maintenu depuis le défilé militaire sur les Champs-Élysées.
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La série préférée de mon enfance : X-Or

Séquence nostalgie – Voici la série que j’ai adoré durant ma jeunesse : X-Or
Ce sont les années 80…En France, la série a été diffusée à partir du 26 octobre 1983 sur Antenne 2 dans l’émission Récré A2 (présentée par Dorothée). J’avais quatre ans. C’est donc un post rétro et nostalgique que je vous propose.
Cette série a connu un immense succès en France dans les années 1980. La chanson du générique est signée par un certain Paul Persavon, qui n’est autre qu’Antoine de Caunes, fils de Jacqueline Joubert alors directrice des programmes jeunesse d’Antenne 2 (ancêtre de France 2) et chanté par Jean-Pierre Savelli.

Apéritif saucisson – vin rouge : des députés trahissent la République

Trois députés (Lionnel Luca, Jean-Paul Garraud et Philippe Meunier), membres du collectif « droite populaire » situé à l’aile droite de l’UMP, ont décidé d’organiser le 12 juillet 2011, un « apéritif saucisson – vin rouge« , à l’Assemblée nationale.
J’ai rarement vu une initiative aussi dangereuse et irresponsable, de la part d’élus représentant le peuple français.
La « droite populaire« , c’est une quarantaine de députés, attachés à mettre en avant les « valeurs » de leur camp et à ancrer à droite la politique de la majorité, comme la future campagne de Nicolas Sarkozy. Quitte à fâcher d’autres tendances au sein de l’UMP. L’idée de réformer la double nationalité ? C’était eux. Le débat sur la laïcité ? Encore eux. Le droit d’appel pour les victimes en Cour d’assises ? Les jurés populaires et l’encadrement de la binationalité ? Toujours eux. Pourtant, cette déferlante d’activité agace une partie de la majorité comme le député UMP de Haute-Savoie, Lionel Tardy qui dit justement « qu’il faut faire attention à ne pas faire croire que certaines déclarations reflètent l’opinion de toute l’UMP alors que ce n’est pas le cas ».
Cette initiative « Apéritif saucisson – vin rouge » a déjà eu un précédent judiciaire. En effet, saisi en référé, le tribunal administratif de Paris a confirmé, jeudi 17 juin 2010, l’interdiction émise par la préfecture d’un apéro géant « saucisson et pinard » prévu à la Goutte d’Or à Paris.
Ainsi, dans cette ordonnance, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté la requête des organisateurs de cet apéro géant visant à faire annuler la décision du préfet de police d’interdire la manifestation. Cette décision préfectorale « n’a pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifestation et à la liberté d’expression », considère l’ordonnance du tribunal. Le juge estime que l’interdiction est en proportion « des risques graves de troubles à l’ordre public que ce rassemblement est de nature à entraîner ». « Sous sa présentation festive, ce rassemblement est destiné à protester contre la présence dans le quartier d’une population immigrée ou issue de l’immigration« , écrit encore le tribunal.
Cette initiative est clairement contre les juifs et les musulmans français. Elle trahit donc les valeurs de la droite républicaine. J’ai souvent condamné ces idées qui n’ont rien de « gauche » ou de « droite » mais d’agissement anti-républicain », comme je l’avais expliqué dans mon ouvrage « Comment peut-on être de droite ?« . Je trouve inadmissible de prendre en otage l’Assemblée Nationale, lieu de la Concorde nationale, pour cette initiative communautaire.
Moi-même, j’aime le bon vin et la charcuterie. Mais je ne m’affiche pas dans le but d’écarter d’autres citoyens français. Respectons-nous au lieu de nous dénigrer. Tolérons nos différences sans humilier les uns ou les autres. Si ces députés souhaitent rejoindre le Front National et Marine Le Pen, qu’ils le disent et qu’ils cessent l’ambigüité. Mais qu’ils arrêtent de salir nos valeurs. Les valeurs de la droite, selon moi, c’est d’abord la méritocratie, le travail, l’équité et l’Europe sociale.
Que nul n’en doute, chacun a des droits, des devoirs et des obligations dans la République Française. Il n’y a aucune discussion la-dessus. Mais ne créons pas de fausses polémiques. Les Français veulent des résultats en terme économique, culturel, social et sociétal. Et surtout, la France a besoin de calme, de sérénité et non pas de violence ou de bruit de ce genre.
Ces députés ont trahi les valeurs de la droite républicaine, ils ont trahi les valeurs de la France. Les Français jugeront.

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Hommage à la Grèce, berceau de la démocratie !

La Grèce traverse une crise très profonde. Cette crise n’est pas uniquement d’ordre économique ou politique mais générationnelle. Toute la société est touchée par les mesures drastiques imposées par le FMI et le gouvernement grec. Alors, c’est la révolte. Et c’est légitime de se révolter lorsqu’on ne peut pas vivre dignement. Je pense très fort à toute cette jeunesse. Je pense également à cette population; retraités, classe moyenne, chômeurs ou encore personnes agées qui souffrent terriblement.
Les images que nous montrent les médias sur la Grèce me met mal à l’aise et je trouve triste cette façon dont on parle de ce pays, berceau de la démocratie.

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Voici donc un extrait du discours d’André Malraux, à Athènes, le 28 mai 1959. Cet hommage, c’est dire combien ce pays a fait pour l’humanité et que l’Europe doit montrer sa solidarité durant cette difficile période. Car sans Grèce, pas d’Europe…
Extrait du discours d’André Malraux prononcé à Athènes le 28 mai 1959 :

« On ne saurait trop le proclamer : ce que recouvre pour nous le mot si confus de culture -l’ensemble des créations de l’art et de l’esprit-, c’est à la Grèce que revient la gloire d’en avoir fait un moyen majeur de formation de l’homme. C’est par la première civilisation sans livre sacré, que le mot intelligence a voulu dire interrogation. L’interrogation dont allait naître la conquête du cosmos par la pensée, du destin par la tragédie, du divin par l’art et par l’homme. Tout à l’heure, la Grèce antique va vous dire :
« J’ai cherché la vérité, et j’ai trouvé la justice et la liberté. J’ai inventé l’indépendance de l’art et de l’esprit. J’ai dressé pour la première fois, en face de ses dieux, l’homme prosterné partout depuis quatre millénaires. Et du même coup, je l’ai dressé en face du despote. »
C’est un langage simple, mais nous l’entendons encore comme un langage immortel.
Il a été oublié pendant des siècles, et menacé chaque fois qu’on l’a retrouvé. Peut-être n’a-t-il jamais été plus nécessaire. Le problème politique majeur de notre temps, c’est de concilier la justice sociale et la liberté ; le problème culturel majeur, de rendre accessibles les plus grandes oeuvres au plus grand nombre d’hommes. Et la civilisation moderne, comme celle de la Grèce antique, est une civilisation de l’interrogation ; mais elle n’a pas encore trouvé le type d’homme exemplaire, fût-il éphémère ou idéal, sans lequel aucune civilisation ne prend tout à fait forme. Les colosses tâtonnants qui dominent le nôtre semblent à peine soupçonner que l’objet principal d’une grande civilisation n’est pas seulement la puissance, mais aussi une conscience claire de ce qu’elle attend de l’homme, l’âme invincible par laquelle Athènes pourtant soumise obsédait Alexandre dans les déserts d’Asie : « Que de peines, Athéniens, pour mériter votre louange ! » L’homme moderne appartient à tous ceux qui vont tenter de le créer ensemble ; l’esprit ne connaît pas de nations mineures, il ne connaît que des nations fraternelles. La Grèce, comme la France, n’est jamais plus grande que lorsqu’elle l’est pour tous les hommes, et une Grèce secrète repose au coeur de tous les hommes d’Occident. Vieilles nations de l’esprit, il ne s’agit pas de nous réfugier dans notre passé, mais d’inventer l’avenir qu’il exige de nous. Au seuil de l’ère atomique, une fois de plus, l’homme a besoin d’être formé par l’esprit. Et toute la jeunesse occidentale a besoin de se souvenir que lorsqu’il le fut pour la première fois, l’homme mit au service de l’esprit les lances qui arrêtèrent Xerxès. Aux délégués qui me demandaient ce que pourrait être la devise de la jeunesse française, j’ai répondu « Culture et courage ». Puisse-t-elle devenir notre devise commune -car je la tiens de vous.
Et en cette heure où la Grèce se sait à la recherche de son destin et de sa vérité, c’est à vous, plus qu’à moi, qu’il appartient de la donner au monde. »
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Bonne chance à Boum! Bang! : nouveau site dédié à la culture

Mes amis d’enfance, Guido Romero Pierini et Jérôme levy viennent de créer un site dédié à la culture.
Boum! Bang! est un magazine en ligne dédié à toutes les formes d’expression créative, la peinture, la sculpture, le design, l’architecture, le graphisme, la culture urbaine et les nouvelles tendances.
À travers les chroniques, ce site va partager ses coups de cœur ainsi que les derniers buzz.
Citation du site : « L’art, c’est vivre le monde comme un immense musée d’étrangetés » Giorgio de Chirico.
Bonne chance et longue vie à ce site et à la culture.
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