Le blog officiel d'Arash Derambarsh

Arash Derambarsh – Élu LR de Courbevoie

Month: juillet 2010

Tribune Le Monde (31/10/2009) : « Cette révolution est une chance »

Nous voici dans un tournant historique en matière de support pour l’écriture. Mais le conservatisme et le pessimisme demeurent.
Pourtant, dans ce virage unique, voici un bras de fer inédit entre le conservatisme et le modernisme. Ce modernisme, des sociétés telles que Google ou Amazon veulent l’imposer pour certains, la proposer pour d’autres.
Car, en effet, il s’agit de 200 000 titres en anglais et de journaux dans plusieurs langues. Voilà ce que propose le vendeur américain de livres sur Internet Amazon. Quant à Google, ce dernier ne fait pas les choses à moitié. Le géant de la recherche sur Internet va lancer sa librairie numérique au premier semestre 2010, en Europe, en proposant d’emblée quelque 500 000 titres aux internautes. Des partenariats avec des éditeurs sont, par ailleurs, signés pour deux millions d’ouvrages.
En France, la grande majorité des éditeurs contestent le comportement de Google. Le Syndicat national des éditeurs français (SNE) et le groupe La Martinière, appuyé par Gallimard et Flammarion, poursuivent actuellement le géant de l’Internet pour contrefaçon. De surcroît, la chancelière allemande, Angela Merkel, a condamné Google Editions. Elle défend, à juste titre, la protection des droits d’auteur sur Internet. Elle rejette, par ailleurs, la numérisation des ouvrages de bibliothèque si on ne tient pas compte de cette protection, comme le fait Google.
Il s’agit donc de protéger la propriété littéraire, car sans auteurs, pas de livres. Les éditeurs français exigent de Google le respect de la loi, et ils ont raison. Toutefois, le livre électronique est une chance. Il apporte une réponse pratique. En effet, le Kindle, livre électronique d’Amazon, peut télécharger 1 500 ouvrages. Pour le cartable des étudiants, c’est une réponse exceptionnelle. De plus, la nouvelle génération pourra beaucoup plus facilement se familiariser avec les classiques.
Par ailleurs, ce marché est rentable pour un secteur d’activité qui est à bout de souffle. Cependant, il s’agit de sauvegarder les libraires et les points de vente. Pourquoi, d’ailleurs, ne pas les adapter rapidement au numérique ? En France, après une longue période d’immobilisme, les choses commencent à évoluer. La Fnac, par exemple, a annoncé avoir vendu 40 000 livres au format numérique, et propose désormais 30 000 titres sur son site. Mais c’est tout le secteur de la distribution qu’il va falloir réformer et adapter.
L’Union européenne et le G20 doivent donc se saisir de cette question. Le téléchargement est mondial et n’a pas de frontières. De même que les Etats doivent contrôler la mondialisation et non la subir. Le secteur musical n’avait pas vu venir le tsunami Internet, et son économie a vacillé. Il faut donc développer une offre légale, payante, et ne pas subir ce qu’a connu le monde du disque. Le politique doit jouer son rôle et imposer un prix unique du livre numérique afin de sauver les acquis des auteurs.
Enfin, on se trompe si l’on considère le livre papier comme sacré. Le papier et le livre électronique cohabiteront un temps, mais, à l’heure du numérique, les générations futures s’en passeront sans problème. Aux éditeurs de prendre leur destin en main afin de prévoir l’avenir.
 
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Affaire Zemmour : y a-t-il des opinions interdites ?

La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a décidé de poursuivre en justice le chroniqueur du Figaro, de RTL, I>Télé (avec Nicolas Domenach) et de France 2 (chez Laurent Ruquier dans « on n’est pas couché »), Eric Zemmour, pour ses propos «racistes et discriminatoires» concernant les Noirs et les arabes, tenus sur Canal+ le 6 mars dernier. Le Mrap et le Club Averroès ont également protesté contre ses affirmations.

Venu faire la promotion de son dernier livre (Mélancolie Française) dans l’émission Salut les Terriens, présentée par Thierry Ardisson et diffusée en clair, Eric Zemmour s’était opposé à Rokhaya Diallo, présidente de l’association antiraciste les Indivisibles, sur la question de l’intégration des immigrés en France. Alors qu’ils évoquaient les contrôles d’identité, l’éditorialiste a déclaré que «les Français issus de l’immigration étaient plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes… C’est un fait».

Les réactions ne se sont pas fait attendre et la polémique est intéressante.

Intéressante car la liberté d’expression semble un problème. Ce débat philosophique tranche entre deux conceptions.

La première est celle de la défense de la liberté totale d’expression défendue notamment par Voltaire et illustrée par l’apocryphe « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire. » et qui trouve en réalité sa source dans « J’aimais l’auteur du livre de l’Esprit Helvétius. Cet homme valait mieux que tous ses ennemis ensemble ; mais je n’ai jamais approuvé ni les erreurs de son livre, ni les vérités triviales qu’il débite avec emphase. J’ai pris son parti hautement, quand des hommes absurdes l’ont condamné pour ces vérités mêmes. » (Questions sur l’Encyclopédie, article « Homme »).

La seconde est souvent illustrée par Rousseau ou Emmanuel Kant dans la fameuse citation « pas de liberté sans limite ». Ainsi, la liberté d’expression existe mais dans un espace bien délimité.

La France semble préférer la seconde conception à la première. C’est un choix. Mais cela ne fera jamais disparaitre toutes les conceptions, les idées, les théories ou encore les concepts.

La censure ou la condamnation n’ont jamais mené à l’apaisement et à la sérénité. Cela n’a jamais fait disparaître, par exemple, les idées de l’extrême droite, le nazisme ou le communisme stalinien.

Refuser le débat, c’est refuser la confrontation. Et refuser la confrontation, c’est avoir peur de défendre sa conception et sa vision. C’est pour ça que j’ai condamné le boycott contre Dieudonné.

Eric Zemmour a donné sa conception et sa vision de la délinquance. Contestable ou pas, c’est la sienne. Il faut en débattre, comme il faut débattre de tout. Cela ne signifie pas que le débat débouchera sur un consensus. Bien au contraire. Le débat profite toujours à la démocratie car toutes les opinions sont sur la table, à visage découvert.

Je ne suis pas d’accord avec Eric Zemmour car la société française est riche, diverse mais également complexe. Il faudra l’aide de toutes ses composantes pour redresser notre nation. La France doit croire en elle, en sa force et en son destin.

Et la mélancolie française nous fera freiner comme elle freine le cycliste qui s’arrête de pédaler, qui tombe en voyant passer devant lui le peloton.

Interdire une opinion soit disante interdite, c’est finalement renier le débat si cher au 18e siècle sous les Lumières.

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France : La peur, un beur et une rumeur

La richesse de notre pays doit nous amener à réfléchir en profondeur sur la crise actuelle. Elle n’est pas bénigne mais pas non plus irréversible. La France mérite mieux que cette situation. De quoi s’agit-il en réalité ? Nous travaillons trop souvent dans l’urgence. Il n’y a pas de sérénité, de calme et de la réflexion. Tout se réalise sans vision du long terme et le « buzz », la forme et la communication l’emportent sur le fond, les idées et le sérieux.

L’actualité a été malheureusement l’illustration de ce dysfonctionnement.

La peur tout d’abord. En effet, nous avions un débat sur l’identité nationale afin de savoir ce que c’est qu’être français. Cette question est importante. Essentielle même. Qu’avons-nous appris à la fin ? Que la Burqa n’avait pas sa place dans la République. La belle affaire. Mais la France, les Français ? Un ministre a proposé de supprimer l’histoire en 1ère et a réussit l’exploit de justifier cela. Dormez bien les petits et laissez-nous gérer la France. En revanche, pour lire un texte de Guy Moquet, l’Elysée s’en est mêlé personnellement.

Erreur sur toute la ligne. La France, c’est d’abord des valeurs, c’est aussi une Histoire, une voix, un repère pour des milliards de personnes dans le monde. C’est une référence. La France est un petit pays mais sa voix porte bien au-delà. C’est la magie de notre pays. Faire peur et diviser ne permet pas d’avancer tous ensemble. Car c’est le vivre ensemble qui est aujourd’hui menacé et il faut trouver nos dénominateurs communs.

Le beur ensuite. J’ai été au concert de Maghreb United samedi dernier. Maghreb United est un collectif réunissant de nombreux artistes dont le groupe de RAP 113, Sefyu (victoire de la musique 2009 dans la catégorie meilleur Artiste révélation du public), Diam’s ou Kenza Farah. Ils ont enregistré un album, sorti en juin 2009, et entamé une tournée en France, qui n’a pas été sans heurts. Ils ont été interdits de se produire à Lyon, Seyssins (Isère) et Marseille, cette dernière annulation ayant été décidée à la suite d’une protestation du maire d’Orange et président de la Ligue du Sud, un mouvement politique dont le slogan est « Identité, efficacité, sécurité ».

Le rappeur Rim’K est devenu la tête de Turc de deux députés UMP du Val-d’Oise, qui se sont émus de l’autorisation par la Mairie de Paris d’un spectacle, qui, selon eux, met « à l’honneur les appels à la haine et à la violence de pseudo-chanteurs n’ayant cessé de bafouer et d’insulter nos valeurs nationales ». En fait, le concert se tenait à La Villette, donc sous l’égide non de la municipalité, mais d’un établissement public dépendant de l’Etat. Ne pas reconnaître le RAP, c’est ne pas reconnaître une expression culturelle et artistique. Et aussi dérangeante soit-elle, il faut lui faire une place.

Cependant, je dois dire que le fait de ne voir que des drapeaux algériens, marocains et tunisiens m’a interpellé. La très grande majorité de la salle du Zénith était composée de français. Mais pas un drapeau, pas une fierté nationale, pas un symbole tricolore. Certes, si les gens sont heureux et n’ennuient personne, il n’y a pas de mal. Mais je ne parle pas ici d’ordre public mais de notre nation dans toute sa composante. Imaginez toute cette énergie, tous ces jeunes français. Quelle chance cela pourrait être pour la France.

Un concert de Rap aux Etats-Unis, avec Jay Z, P.Diddy ou encore Dr Dre, c’est une Amérique que parle, qui s’exprime et qui est fier de l’être. Le titre « American Boy » de la chanteuse Estelle et du rappeur Kanye West, ou encore « Empire State of my mind » de Jay Z et Alicia Keys (éloge de New York) ont prouvé que cette culture est reconnue entièrement.

Contrairement aux Etats-Unis, nous n’avons pas fait notre révolution culturelle. En réalité, personne ne se connaît. Dès lors, la méconnaissance amène à l’incompréhension qui débouche au rejet. Cette connaissance, elle s’acquiert d’abord à l’école et tout jeune.

Ainsi, interdire un concert, comme censurer un livre, c’est contraire à la République et à nos valeurs du 18e siècle. Notre patrie n’est pas en danger et les élus de la République doivent rencontrer les artistes afin de comprendre leurs démarches, leurs revendications et valoriser cette culture magnifique du RAP et du Hip Hop qui a toujours valorisé le texte.

Enfin, la rumeur. Je ne souhaite pas revenir sur les faits qui ne m’intéressent pas. Ce qui m’importe, c’est l’écho que l’on donne à toutes ces « petites choses ». Que le Président de la République, Nicolas Sarkozy, fasse son travail et que ses conseillers cessent de parasiter l’intérêt général avec de la communication tout azimut.

La crise est durablement présente, palpable et le pays se démembre. Mais la France en a vu d’autres et en verra encore. Ce pays a des ressources et notre génération est exceptionnelle. Ce pays a tous les atouts, toutes les qualités et toutes les ressources pour rebondir. Mais il faut du calme.

Durant la guerre, Winston Churchill disait : « Ce n’est que quand il fait nuit que les étoiles brillent ». C’est pourquoi, la peur doit devenir l’enthousiasme, le beur doit devenir le français et la rumeur doit devenir l’ignorance.

Finalement, à chaque problème se trouve une solution.

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Madeleine Malraux entre dans la Légende !

Le lundi 19 avril 2010, le Ministre de la Culture et de la Communication, Monsieur Frédéric Mitterrand, a remis les insignes d’Officier dans l’ordre de la Légion d’honneur à Madame Madeleine Malraux, ancienne épouse du mythique André Malraux. Ses qualités : le raffinement, l’humour et la grâce. Sa passion : le piano

Premier prix du Conservatoire, professeur de musique au conservatoire de Toulouse, à 20 ans, le piano est toute sa vie. Jusqu’au jour où, lors d’un dîner mondain, elle tombe amoureuse d’un journaliste, Roland Malraux. Il ne tarde pas à lui présenter son demi-frère, André, l’auteur déjà célèbre de « La condition humaine ».

Le 9 janvier 1943, elle épouse Roland. André est son témoin. Engagé dans la Résistance, son mari doit partir pour Paris et elle est enceinte. Elle est sur le point d’accoucher. André la convainc de le suivre. Ils partirent tous les trois pour Domme, où naît son fils Alain à l’hôpital. La guerre et l’été s’achèvent. Elle se rend chaque jour à l’hôtel Lutétia où, comme des milliers de femmes dont la famille a disparu dans les camps et espère un signe de vie. La nouvelle qu’elle redoute depuis des mois tombe : Roland est mort en déportation…

André et Madeleine se rapprochent. De leur proximité naît une complicité amoureuse.

Le 13 mars 1948, mariage en Alsace avec André Malraux, dans la plus stricte intimité. Vincent et Gauthier l’appellent « maman », et Alain appelle André « papa », qui cumule les pouvoirs et publie des essais sur l’art. En 1959, de Gaulle le nomme ministre d’Etat chargé des Affaires culturelles. Deux ans plus tard, la mort frappe à nouveau. Vincent et Gauthier Malraux meurent dans un accident de voiture. Ils ont 20 ans à peine.

Cette période marquera de son sceau le Gaullisme. Madeleine Malraux rencontrera les plus grands de ce monde.

En 1962, leur appartement est la cible d’un attentat de l’OAS. Le Premier ministre, Georges Pompidou, les invite à s’installer à la ­Lanterne. Le lieu est magnifique. Louise de Vilmorin, un amour de jeunesse d’André, le rejoint souvent au ministère…

En 1966, leur rupture est consommée.

Madame Madeleine Malraux a aujourd’hui 96 ans et est considérée comme une des plus grande pianiste française. Elle mérite, au nom de la République Française et au nom de la Nation, d’être élevée à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’honneur, décoration ultime. Cela serait une reconnaissance symbolique d’une certaine période à la française. Et finalement, d’une certaine idée de la France.

Madeleine Malraux publiera ses mémoires au cherche midi éditeur.

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France : la proclamation d’un droit du sexe fait controverse

Pas une journée, en France, sans entendre, voir ou lire un sujet touchant de près ou de loin au sexe. Affaire de mœurs pour des joueurs de l’équipe de France de Football, affaire de pédophilie dans l’Eglise catholique, la question d’un retour aux maisons closes avec l’ouvrage de la député UMP Chantal Brunel (« Pour en finir avec les violences faites aux femmes » au Cherche Midi Editeur), le débat autour de la fidélité avec l’affaire Tiger Woods, l’extension du droit pour les homosexuels, pour ou contre l’interdiction des films pornographiques à la télévision et l’augmentation des ventes des sex toys.

Les mots se succèdent comme la polygamie, la prostitution, le racolage, la maison close ou la maison ouverte, la pédophilie, le mariage, le divorce, l’homosexualité, le transsexualisme, le flirt, les différentes violences, l’adultère ou encore l’inceste. Des tabous, des non-dits, des controverses, de l’amalgame et certainement aussi beaucoup de conservatisme et de méconnaissance sur tous ces sujets.

En effet, les français ne sont pas éduqués convenablement sur la question du sexe. Cette lacune est préjudiciable dans la mesure où l’homme et la femme doivent connaître leur corps, se connaître, se comprendre et s’accepter afin de mieux se respecter et de s’aimer.

S’il s’agit de distinguer le « sexe procréatif » du « sexe récréatif », il s’agit surtout d’affirmer que notre société est partagée entre le tout répressif et le laxisme.

Le professeur Francis Caballero publie justement son ouvrage « Le droit du sexe » (LGDJ – Textenso Editions) qui fait déjà controverse. Il avait déjà fait condamner la SEITA concernant la cigarette et son combat avait été, en son temps, la dépénalisation du cannabis. Aujourd’hui il souhaite proclamer un nouveau droit du sexe et il met les pieds dans le plat.

Il reproche, par exemple, à la féministe Giselle Halimi, son obsession sécuritaire et d’être une « grenouille sexophobe ».

Mais il y a surtout du fond dans cet ouvrage. Francis Caballero opère ainsi une distinction entre le sexe protégé (mariage, concubinage, homosexualité) et le sexe toléré (perversions sexuelles, pornographie, prostitution) et propose, avec du bon sens, que l’on remette de l’ordre dans toute cette législation du sexe qui a perdu sa tête et qui va dans tous les sens.

Ainsi, il souhaite un droit qui privilégie clairement le sexe procréateur par rapport au sexe récréatif. D’où le traitement indigne qu’il réserve à la prostitution, fourniture de services sexuels rémunérés, dans le système abolitionniste français. Un système que Francis Caballero propose de remplacer pour les majeurs consentants par la reconnaissance de cette activité en tant que profession libérale et indépendante grâce à la création d’un Ordre des péripatéticiennes. De plus, il réaffirme que la prostitution est une prestation de service et non pas la vente d’un corps.

Toute cette thématique est régulièrement illustrée. En effet, la culture a toujours fait bouger les lignes dans un objectif d’éveiller les consciences. Je pense notamment dans l’art par Exquise design avec des artistes tels que Matali Crasset, Arik Levy, Mathieu Lehanneur, dans le cinéma (le film « Baise moi » réalisé par Virginie Despentes et Coralie Trinh Tin) ou encore à travers la littérature (le roman « Lolita » de Wladimir Nabokov qui a été adapté au cinéma par Stanley Kubrick en 1962 et Adrian Lyne en 1997).

La France doit se décomplexer avec la question du sexe sans tomber dans la vulgarité et l’atteinte à l’ordre public. Ce n’est pas simple mais cet équilibre est nécessaire car c’est une question de civilisation.

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