Gaspillage Alimentaire : Programme d’Arash Derambarsh pour septembre, octobre, novembre et décembre 2019

Gaspillage Alimentaire : Programme d’Arash Derambarsh pour septembre, octobre, novembre et décembre 2019

Marc Simoncini et Arash Derambarsh, deux âmes pressées d’entreprendre et d’agir, ont mis sur les rails – 10 minutes après avoir fait connaissance cet été – le concept de l’application « The Food life », accessible depuis cette semaine sur Apple Store et sur le Play Store de Google.
Marc Simoncini, fondateur du site de rencontres Meetic, décide de réfléchir aux côtés de l’infatigable élu de Courbevoie (Hauts-de-Seine), Arash Derambarsh, à la manière d’amplifier la résonance autour de la loi anti gaspillage alimentaire du 3 février 2016, votée à l’instigation de l’édile. Leur ambition ? Mettre sur pied une application qui maximisera la lutte des supermarchés contre les denrées invendues afin d’assurer « un service après-vente 2.0 de la loi », énonce le politicien engagé. L’objectif étant de cartographier, précisément et en temps réel, le stock de produits frais disponible pour faciliter une collecte des associations caritatives.
Une mise en relation directe entre grandes surfaces et acteurs humanitaires qui change tout.
Depuis lundi, grâce à cette application mobile gratuite et symboliquement dévoilée à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation, The Food Life permet de recenser et de cartographier plus de 7000 supermarchés dans l’Hexagone, dont la superficie est comprise entre 400 et 2500 mètres carrés. Sur cette carte, chaque magasin est figuré par un onglet où apparaissent l’enseigne, l’adresse et un numéro de téléphone. Chacun des gérants peut y préciser le volume de produits frais à distribuer ainsi que l’heure à laquelle ils seront disponibles pour les œuvres de charité. Prochainement, cet outil digital a vocation à s’étendre aux hypermarchés dont la surface est supérieure à 2500 mètres carrés et à répertorier les supérettes de moins de 400 m2, annonce Arash Derambarsh.
Financée sur les deniers personnels de l’entrepreneur
L’homme, qui a fait de la lutte contre le gaspillage alimentaire un thème central de son engagement politique, a permis d’instituer cette loi et de pénaliser les grandes surfaces qui refuseraient de mettre leurs invendus à disposition d’une association agréée. Depuis le 3 février 2016, son non-respect expose à une amende de troisième classe (autour de 70 à 400 euros) et “un distributeur du secteur alimentaire qui rend délibérément impropres à la consommation les invendus alimentaires encore consommables, sans préjudice des dispositions réglementaires relatives à la sécurité sanitaire, est puni d’une amende de 3 750 €”; « cette loi va permettre à 10 millions de Français de pouvoir manger à leur faim », estimait à cette époque son promoteur.
En aparté, Marc Simoncini nous confie humblement que ce n’est pas la première fois qu’il mène de telles actions philanthropiques, mais qu’il préfère rester discret sur le sujet. Aujourd’hui, l’homme d’affaires surprend par sa démarche inhabituelle, car cette fois, il entend bien faire du « bruit » pour mobiliser les professionnels du secteur : « pour les intéresser, il faut aussi que ce soit médiatique », constate l’entrepreneur. Et de conclure : « cela demande du temps car ils ne viennent pas forcément d’eux-mêmes ».
Pour propulser l’application, rien n’a été laissé au hasard. The Food Life a été lancée ce lundi à Lille en présence de responsables du groupe Auchan, basé dans le Nord, et de Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, un bastion historique de la grande distribution. L’ancien ministre du Travail s’est très volontiers associé à l’initiative pour permettre à un plus grand nombre de personnes d’être touché par l’efficacité de ce dispositif, notamment dans la région qu’il dirige et qui comptabilise, à elle seule, pas moins de 6 millions de repas servis sur 20 millions au niveau national.
Exporter la loi au niveau européen
Après la consécration parlementaire, et conforté par l’arrivée de cette nouvelle application mobile, Arash Derambarsh veut à présent faire vivre la loi au-delà de nos frontières. L’élu des Hauts-de-Seine mène désormais campagne pour que la législation anti gaspillage alimentaire soit généralisée et devienne une directive européenne. Il a déjà recueilli 910 000 signatures en ce sens et espère atteindre symboliquement le million d’ici décembre.
Par Dominique Busso et Sabah Kemel Kaddouri (FORBES Magazine)
The Food Life – L’application qui lutte contre le gaspillage alimentaire et combat la faim
Information : www.ThefoodLife.org
Arash Derambarsh (élu de Courbevoie à l’origine de la loi contre le gaspillage alimentaire) et Marc Simoncini, entrepreneur (fondateur de Meetic, du fonds d’investissement Jaïna, du site d’optique à bas prix Sensee) lancent l’application « The Food Life ».
Cette application sera accessible gratuitement et aidera des millions de gens à manger.
Elle va permettre l’application concrète de la loi contre le gaspillage alimentaire, votée à l’unanimité le 3 février 2016. Une première dans le monde.
Depuis ce vote, plus de 5000 nouvelles associations ont bénéficié des invendus alimentaires consommables. Et plus de 10 millions de repas ont été distribués à des démunis.
Une loi est simple et efficace, imposant, ou incitant aux supermarchés de donner, soir après soir, tous leurs invendus consommables à l’association de leur choix.
1) Chaque citoyen peut créer une association et déposer ses statuts à la préfecture afin d’y obtenir une habilitation..
2) Celui-ci pourra ensuite s’adresser à l’enseigne de son choix dans sa commune, afin que celle-ci lui remette les invendus pour une distribution le soir même.
3) Et si un supermarché refuse, c’est une peine d’amende de 3750 €.
Or, tous les supermarchés ne jouent pas encore le jeu. Cette application va donc permettre d’accélérer le processus et de mettre en contact tous les supermarchés, les associations et les citoyens.
Concrètement, une carte virtuelle interactive va permettre d’afficher tous les supermarchés.
Il suffira de cliquer sur un supermarché et d’obtenir les coordonnées des associations habilitées avec lesquelles il collabore.
Si aucune information n’est intégrée, cela signifie que soit le supermarché n’a toujours pas intégré les informations, soit qu’il n’a tout simplement pas contracté de partenariat avec une association.
L’application « The Food Life » sera donc utile aux :
– Supermarchés : via un back office, ceux-ci pourront renseigner les coordonnées des associations avec lesquelles ils collaborent
– Associations : ils pourront géolocaliser les supermarchés à contacter pour mettre en place le partenariat
– Citoyens : savoir où récupérer les invendus alimentaires consommables
On 8 mai 2017
Discours d’Arash Derambarsh au TEDx Los Angeles devant 3000 personnes au Dolby Theatre (Hollywood Boulevard).
Arash Derambarsh shares in this talk how he identified the cause of food waste in his native France, and after many efforts managed to get a law adopted forcing supermarkets to donate unwanted food to charity.
His talk is a personal narrative of how he came to realize the paradox of food waste and hunger and to understand what hunger meant.
Arash Derambarsh is a councilor in France, whose campaign against food waste led to a law forcing French supermarkets to donate unwanted food to charity has set his sights on getting similar legislation passed globally.
Arash Derambarsh declares it “scandalous and absurd” that food is wasted and in some cases deliberately spoiled while the homeless, poor and unemployed go hungry.
This talk was given at a TEDx event using the TED conference format but independently organized by a local community.
Arash Derambarsh was classified in the 100 world personalities of the year 2016 by the magazine Foreign Policy.
Le gaspillage alimentaire : le combat d’ARASH DERAMBARSH (vidéo Youtube)
Figure de la lutte contre le gaspillage alimentaire, Arash Derambarsh est aujourd’hui un homme heureux, la France s’est dotée le 9 décembre dernier d’une loi permettant de lutter contre ce fléau.
En 1979, les parents d’Arash fuient l’Iran et son régime oppressif pour venir s’installer en France. D’une mère photographe et d’un père réalisateur, il naît le 25 juillet de cette même année dans le 13eme arrondissement de Paris.
Sa première expérience de la faim, il l’a connue à 20 ans lorsqu’il était étudiant en droit à Nanterre. Il lui arrivait de ne manger qu’une fois par jour. C’est durant cette sombre période qu’il s’est forgé cette volonté infaillible de lutter contre ce fléau touchant encore aujourd’hui des millions de français.
Il décide alors de s’engager en politique pour pouvoir agir rapidement. En 2014, il est élu conseiller municipale de Courbevoie, la ville qui l’a vu grandir.
Arash est avant tout un homme de terrain. En décembre 2014, il distribue, avec l’aide de quelques bénévoles, des invendus alimentaire issus d’un supermarché de Courbevoie. Il utilise un vide juridique permettant de contourner la chaine du froid. Il faut pour cela que les produits distribués soient consommés dans les 4 heures après leur redistribution. Pendant deux mois, 50 personnes bénéficient tous les soirs de cette aide alimentaire.
En mai 2015, il fait voter à l’Assemblée un amendement obligeant les grandes surfaces à distribuer leurs invendus alimentaires, amendement déclaré inconstitutionnel en août. Mais Arash ne baisse pas les bras pour autant.
Il publie en novembre 2015 son Manifeste contre le gaspillage chez Fayard. L’acteur et réalisateur Mathieu Kassovitz lui apporte son soutien : « Un jour de promenade sur les réseaux, je tombe sur les publications d’Arash en train de redistribuer de la nourriture gâchée quotidiennement par les grandes surfaces (…) Il faut des idées et les mettre en pratique. C’est exactement ce que fait Arash, jeune homme plein d’ambition qui peut agacer au premier abord tant sa constante énergie et son besoin de justice surprennent à notre époque » écrit-il dans la préface du livre. Il soutiendra aussi sa pétition en ligne sur change.org « Stop au gâchis alimentaire en France » qui a recueilli plus de 760.000 signatures.
L’ouvrage est aussi soutenu par le milieu associatif. En plus de Mathieu Kassovitz, il est préfacé par Jean-Jacques Eledjam, président de la Croix-Rouge française, et postfacé par Stéphanie Rivoal, présidente d’Action contre la faim. Le livre est vendu 10 euros et l’intégralité des droits d’auteur sont redistribués à la Croix Rouge française.
Assemblée nationale, 9 décembre 2015, Arash Derambarsh franchit une grande étape en faisant voter à l’unanimité une loi contre le gaspillage alimentaire. Un exemple de ténacité.
Mercredi 3 février 2016, le Sénat a voté définitivement et à l’unanimité la proposition de loi.
Gaspillage alimentaire : la méthode d’Arash Derambarsh (AFP Video)
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Je m’appelle Arash Derambarsh, adjoint au Maire chargé du développement durable dans la ville de Courbevoie et Juriste.
Docteur en droit (PhD in Law), j’ai exercé la profession d’Avocat au Barreau de Paris de 2018 à 2023.
Né le 25 juillet 1979 à Paris 13e, mes parents ont fui le régime islamiste afin que mon frère jumeau et moi puissions grandir dans la Démocratie, la Laïcité et la République. Je n’ai pas grandi avec une cuillère d’argent dans la bouche mais avec beaucoup d’amour et de valeurs.
Conseiller littéraire aux éditions Fayard, j’ai la chance de travailler dans une maison d’édition qui donne la parole à des gens qui font bouger les lignes, même si je ne partage pas toujours leurs opinions.
Je me lance en politique à l’occasion d’un meeting organisé par le RPR.
Je travaille successivement au Ministère des Affaires étrangères (Direction Asie-Océanie 2003-04), au Ministère de l’intérieur sous Nicolas Sarkozy (2005) et je deviens assistant parlementaire du Député Michel Hunault (Loire-Atlantique) de 2005 à 2006.
Conseiller National UDF de 2003 à 2007, je publie un livre en 2006 chez Ramsay préfacé par le journaliste Jean-François Achilli : « Comment peut-on être de droite aujourd’hui ? ».
Impliqué dans ma ville, je suis élu conseiller municipal à Courbevoie en 2014 puis adjoint au Maire chargé du développement durable en 2020.
En parallèle avec mon association « Courbevoie 3.0 », nous distribuons chaque année depuis 2016 des milliers de cartables et de fournitures scolaires aux enfants de ma ville.
Très vite, je me suis battu, avec des amis, contre le gaspillage alimentaire. De ce combat, une loi a été votée le 3 février 2016. Dorénavant, les supermarchés ne peuvent plus jeter de la nourriture dans les poubelles.
Toute la presse internationale a salué cette initiative comme le journal « The Independant » ou « The Guardian».
Pour ce combat, je publie un 1er livre aux éditions Fayard (« Manifeste contre le gaspillage alimentaire ») qui reçoit le prix Edgar Faure du meilleur livre politique de l’année.
Puis un autre (« Agriculteurs, les raisons d’un désespoir ») avec le journaliste du Figaro, Eric de la Chesnais, aux éditions Plon.
En 2019, je publie mon 4ème livre intitulé « Tomber 9 fois, se relever 10 » (cherche midi éditeur). Ce livre revient sur mon parcours scolaire : 9 redoublements, un échec au Brevet des collèges avant de devenir Avocat.
Enfin le 31 octobre 2019, j’ai eu l’honneur de recevoir, à Göteborg (Suède), le Prix « WinWin Gothenburg Sustainability Award » (équivalent du prix Nobel pour le développement durable) pour notre combat contre le gaspillage alimentaire.
Depuis, je me bats pour que la loi contre le gaspillage alimentaire soit votée partout.
Nous voici dans un tournant historique en matière de support pour l'écriture. Mais le conservatisme et le pessimisme demeurent.
Pourtant, dans ce virage unique, voici un bras de fer inédit entre le conservatisme et le modernisme. Ce modernisme, des sociétés telles que Google ou Amazon veulent l'imposer pour certains, la proposer pour d'autres.
Car, en effet, il s'agit de 200 000 titres en anglais et de journaux dans plusieurs langues. Voilà ce que propose le vendeur américain de livres sur Internet Amazon. Quant à Google, ce dernier ne fait pas les choses à moitié. Le géant de la recherche sur Internet va lancer sa librairie numérique au premier semestre 2010, en Europe, en proposant d'emblée quelque 500 000 titres aux internautes. Des partenariats avec des éditeurs sont, par ailleurs, signés pour deux millions d'ouvrages.
En France, la grande majorité des éditeurs contestent le comportement de Google. Le Syndicat national des éditeurs français (SNE) et le groupe La Martinière, appuyé par Gallimard et Flammarion, poursuivent actuellement le géant de l'Internet pour contrefaçon. De surcroît, la chancelière allemande, Angela Merkel, a condamné Google Editions. Elle défend, à juste titre, la protection des droits d'auteur sur Internet. Elle rejette, par ailleurs, la numérisation des ouvrages de bibliothèque si on ne tient pas compte de cette protection, comme le fait Google.
Il s'agit donc de protéger la propriété littéraire, car sans auteurs, pas de livres. Les éditeurs français exigent de Google le respect de la loi, et ils ont raison. Toutefois, le livre électronique est une chance. Il apporte une réponse pratique. En effet, le Kindle, livre électronique d'Amazon, peut télécharger 1 500 ouvrages. Pour le cartable des étudiants, c'est une réponse exceptionnelle. De plus, la nouvelle génération pourra beaucoup plus facilement se familiariser avec les classiques.
Par ailleurs, ce marché est rentable pour un secteur d'activité qui est à bout de souffle. Cependant, il s'agit de sauvegarder les libraires et les points de vente. Pourquoi, d'ailleurs, ne pas les adapter rapidement au numérique ? En France, après une longue période d'immobilisme, les choses commencent à évoluer. La Fnac, par exemple, a annoncé avoir vendu 40 000 livres au format numérique, et propose désormais 30 000 titres sur son site. Mais c'est tout le secteur de la distribution qu'il va falloir réformer et adapter.
L'Union européenne et le G20 doivent donc se saisir de cette question. Le téléchargement est mondial et n'a pas de frontières. De même que les Etats doivent contrôler la mondialisation et non la subir. Le secteur musical n'avait pas vu venir le tsunami Internet, et son économie a vacillé. Il faut donc développer une offre légale, payante, et ne pas subir ce qu'a connu le monde du disque. Le politique doit jouer son rôle et imposer un prix unique du livre numérique afin de sauver les acquis des auteurs.
Enfin, on se trompe si l'on considère le livre papier comme sacré. Le papier et le livre électronique cohabiteront un temps, mais, à l'heure du numérique, les générations futures s'en passeront sans problème. Aux éditeurs de prendre leur destin en main afin de prévoir l'avenir.
Source :
"La révolution du livre numérique est une chance" (journal Le Monde - 31 octobre 2009)
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