texte Arash Derambarsh

"la Vie, la Liberté et la recherche du Bonheur"

Thomas Jefferson

vendredi 13 avril 2012

Tribune LE MONDE : Le défi renouvelé du travail de mémoire

Ma tribune dans le journal LE MONDE intitulée "Le défi renouvelé du travail de mémoire", co-écrite avec Jonathan Hayoun (président de l'UEJF). Nous avons ont participé du 28 mars au 1er avril à un voyage de la mémoire en Pologne. Nous avons visité le Ghetto de Varsovie, le camp d'extermination de Treblinka et les camps de concentration et d'extermination d'Auschwitz - Birkenau.
Je découvre avec tristesse et indignation le lieu où dormaient les détenus dans le camp de concentration de Birkenau en Pologne
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Enfants de la République française, nous sommes inquiets. Nous avons choisi de faire dialoguer les identités juives et perses. Nous avons décidé, réunissant français et iraniens, de lutter ensemble contre le négationnisme. C'est pourquoi, nous interpellons nos dirigeants politiques sur le danger que représentent les entraves au travail de mémoire. Face au négationnisme qu'il faut combattre, nous devons aussi faire le pari de l'humanisme, du savoir et de la pédagogie.
Alors que l'on pourrait croire que la lutte contre le négationnisme est devenue obsolète, force est de constater qu'il n'en est rien. En France, l'enseignement de l'histoire de la Shoah est parfois mis à mal.  Dans des classes, des professeurs menacés renoncent à enseigner l'histoire de la Shoah. Et pour les dirigeants iraniens, le négationnisme est devenu une arme au service de la violence d'Etat.
Certes, il existe un certain nombre de cadres institutionnels et juridiques solides qui nous permettent de mener une réflexion apaisée sur les questions mémorielles. Le drame de l'holocauste a été reconnu et condamné par le Tribunal militaire international de Nuremberg en 1945. En France, il ne peut y avoir de négation de la Shoah impunie grâce à la loi Gayssot, qui sanctionne l'expression publique des idées négationnistes. Chaque geste soutenant ce délit doit être combattu dans les tribunaux comme ailleurs. Et il en est de même dans le combat contre l'oubli des crimes contre l'humanité qui ont eu lieu en Yougoslavie, au Cambodge et lors du génocide des Tutsi au Rwanda sans oublier le génocide des Arméniens, sans oublier celui concernant l'arrestation d'Omar El Bechir qui sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité.
En Pologne, dans la ville Oswiecm, qui a donné son nom au camp d'Auschwitz, le temps grignote la mémoire. Notre venue, avec une délégation franco-iranienne, il y a quelques jours, a embarrassé ses habitants. Pour que la vie reprenne son cours sur ce site et dans ses alentours, certains ont la volonté d'effacer des traces, de limiter l'accès ou d'en réduire la portée. Des maisons toutes neuves jouxtent les limites du camp. Dans son jardin, une grand-mère caresse son chien à deux pas des lieux de pendaison. Comment fait-on pour vivre si proche voire même sur une fosse commune ?
Depuis plusieurs années, pour ne pas incommoder la population qui a construit des maisons sur la route, nous devons nous rendre à pied jusqu'à la Judenramp, menant aux camps d'extermination d'Auschwitz-Birkenau (1,2 millions de morts), stoppés par un sens interdit "sauf aux riverains". Les habitants ont obtenu que les cars ne puissent plus y accéder. C'est sur ce lieu chargé d'une histoire terrible que les déportés juifs ont subi la Sélection et que la très grande majorité d'entre eux ont été envoyés vers les chambres à gaz.
Pourtant, et malgré son importance indiscutable, ce lieu n'a été réintégré au Musée que très récemment mais trop rares sont les visiteurs qui s'y rendent. Le cas est encore plus marquant s'agissant du Bunker 1 qui a été le premier lieu d'extermination systématique par le gaz des Juifs envoyés à Auschwitz-Birkenau. Cette grange, transformée par les SS en chambre à gaz a été rendue à ses propriétaires après la guerre et une nouvelle maison a été édifiée sur les ruines de la chambre à gaz et à proximité des fosses communes utilisées pour la crémation des victimes. Ce n'est que depuis quelques années et grâce au combat de l'historien Marcello Pezzetti et l'intervention de Richard Prasquier que les propriétaires ont accepté de vendre leur maison afin qu'elle soit détruite et qu'une plaque commémorative soit érigée. La route pour s'y rendre est aussi interdite aux cars, aucune indication n'est fournie par le Musée ou la ville et les habitants des maisons voisines veillent à dénoncer toute incursion d'un bus. A croire que dormir et jouer sur une fosse commune ne dérange personne et que la délimiter précisément n'est pas une priorité. Et l'idéologie officielle du Musée d'Auschwitz est de mettre en parallèle les victimes juives et polonaises sans expliquer que tout le mécanisme d'extermination ne concerne que les Juifs et les Tziganes. Ils jouent sur la notion d'extermination directe et indirecte pour atténuer, voire nier, la spécificité du sort réservé aux Juifs et aux Tziganes.
Or, que reste-t-il de la mémoire de la Shoah, si le lieu qui la garde porte en lui les germes de sa négation ? Nous ne voulons plus retourner à Auschwitz pour être indignés ou nous sentir de trop. Le site d'Auschwitz doit être débarrassé des tentatives de banalisation voire d'effacement du lieu de l'extermination tout comme d'un usage politique atténuant la spécificité du sort réservé aux Juifs.
On ne saurait dire à quel point la négation de la Shoah est grave. Le négationnisme est l'ultime moment  de l'effort d'annihilation des Juifs entrepris par les nazis. Non contents de mettre fin à leur vie, ils se sont attachés à effacer toutes traces de leur disparition. La Solution Finale visait à supprimer à tout jamais le peuple juif de la terre et des consciences.
Pour renforcer les cadres institutionnels de préservation de la mémoire et des lieux de mémoire, nous proposons la création d'un Fond Européen qui aurait vocation à garantir la transmission de la mémoire, en protégeant les lieux décisifs et en permettant aux lycéens de l'Union Européenne de visiter les camps de la mort.  Ce n'est pas une dépense, mais un investissement sur l'avenir. Nous permettrons à une nouvelle génération de voir, analyser et comprendre afin de faire barrage à la haine et à ceux qui trahissent la réalité de l'Histoire.
Aux candidats de se prononcer sur ces sujets durant la campagne électorale. Au prochain Président de la République de porter la question du négationnisme, de la préservation des lieux de mémoire et de l'éducation à l'ordre du jour du prochain G20 et des réunions de l'Union Européenne.
La Shoah ne devint un sujet de préoccupation pour les sociétés occidentales qu'à partir des années soixante-dix. A nous de faire en sorte qu'elle le reste.

mardi 10 avril 2012

L'histoire de la fabrication du livre en vidéo



Derrière un livre se trouve des êtres humains, des "petites mains", des artisans. Ils donnent vie au livre et à la création. Cette vidéo leur rend hommage. Merci pour leur fantastique travail.

Voici en vidéo l'histoire de la création et de la fabrication d'un livre. A l'aide de la méthode traditionnelle d'impression.

Superbe vidéo de Glen Milner.

lundi 2 avril 2012

Tribune Nouvel Observateur + : "Le défi du Vivre Ensemble en France"

Voici ma tribune publiée au Nouvel Observateur +. Elle est intitulée "le défi du Vivre Ensemble en France"

Le niveau de cette campagne électorale n’est pas satisfaisant. Aucun des sujets qui inquiètent et qui intéressent les Français n’est débattu contradictoirement. Le buzz, la passion, le dénigrement et les insultes sont préférés au sérieux, à la sérénité, au respect et au débat. Tout est plus rapide, plus sauvage et plus artificiel. Nous manquons de calme dans le débat public.

Or, une élection présidentielle a cet avantage de permettre le rassemblement du peuple français autour de sujets forts. Nous devons débattre et nous devons nous respecter.

Nous, Français, avons le droit à un débat national sur notre justice, notre santé, notre politique internationale et européenne, notre politique économique, culturelle et numérique, sur le travail, sur les valeurs et sur notre identité nationale. Sans clivage stérile ni politique politicienne.

Valorisons ce qui va bien dans notre pays

Les événements de Toulouse, comme tout autre événement, ne doivent pas venir parasiter le débat public. L’obscurantisme ne vaincra jamais notre longue et vieille démocratie, acquise par le sang et les larmes de jeunes français à qui nous devons rendre hommage. La République ne doit pas vaciller. Mon ami Abd Al Malik me dit souvent qu’un arbre qui tombe fait toujours plus de bruit qu’une forêt qui pousse. Nous pointons sans cesse le doigt sur ce qui ne va pas mais nous ne valorisons jamais ce qui marche dans notre pays.

Néanmoins, il est légitime de nous remettre en question et de répondre aux interrogations qui divisent notre nation.

Ainsi, quel constat et quelle réponse concernant les relations entre les différentes communautés religieuses ? De même, quid des relations au sein de l’entreprise, les relations entre personnes d’origines ethniques différentes, les relations entre générations, les relations au sein des familles et surtout les relations entre hommes et femmes ?

Par ailleurs, comment répondre aux différentes menaces de notre "Pacte républicain" ? Je pense notamment à l’accroissement des inégalités sociales, la crise économique et financière, les extrémismes religieux, l’individualisme, les extrémismes politiques, le repli communautaire ou encore le fossé entre les générations ?

La solution : le "vivre ensemble"

Pour répondre à ces menaces, à ces peurs et à ces inquiétudes, la réponse doit être le "vivre ensemble". Prenons le temps d’en débattre, au-delà des clivages politiques. Ne laissons pas le calendrier électoral et le buzz médiatique rythmer ce débat que les Français réclament, mais dans le calme.

La République française doit favoriser et valoriser l’union nationale autour de concepts à réétudier et réactualiser. Pourquoi ne pas nous fixer un calendrier pour en débattre comme le font les Scandinaves ?

Ce concept du "vivre-ensemble" doit être fondé sur des droits, des devoirs et des obligations pour chacun et chacune d’entre nous.

Notre France est démembrée (les urbains contre les ruraux, les patrons contre les employés, le communautarisme, les nationaux et les étrangers,…) mais la peur et la méconnaissance ne peuvent reculer qu’avec cette seule et unique réponse du "vivre ensemble".

Une promotion des valeurs est nécessaire

Ainsi, cela passe par la promotion de valeurs telle que la laïcité, la tolérance, le respect et la dignité. Cela passe également par la formation des jeunes à la citoyenneté telle que l’enseignement théorique et pratique de l’instruction civique, le retour à un service militaire ou civil.
Mais il faut également sanctionner davantage les actes d’incivisme. Ainsi, le travail de la justice et de la police doit être réorganisé. Il n’est pas normal qu’une victime ait autant de mal à faire valoir ses droits. Une simple plainte au commissariat devient un parcours du combattant. En effet, l’agent de police incite souvent la victime à faire une main courante, ce qui n’a aucune conséquence judiciaire. Au mieux, la plainte sera faite contre X quand bien même la victime connaît l’identité de son agresseur. Et pour la grande majorité des cas, il y aura un classement sans suite. Cela entraîne des frustrations et convainc la victime à se faire justice elle-même. De plus, il faudra appliquer la peine qui a été jugée.

Dans ce "vivre-ensemble", il faudra reconsidérer notre rapport avec la pauvreté et développer la solidarité avec les plus pauvres. Certes, nous devons valoriser la méritocratie et le travail, mais écarter les plus pauvres, comme aux Etats-Unis d’Amérique, fera reculer notre "Pacte républicain". Notre système actuel n’est pas le bon car il favorise clairement l’assistanat, le népotisme et les réseaux.

Favorisons l'éducation

Ce concept doit également prendre en considération la connaissance des différentes cultures et religions présentes en France. Faire reculer la méconnaissance signifie un enseignement plus adapté et une valorisation des matières comme la géographie, l’histoire ou les sciences.

Enfin, ce concept doit prendre en compte la relation intergénérationnelle. Il est évident que les générations se comprennent moins qu’avant. Les raisons sont multiples mais la révolution numérique est un élément de réponse. Cette révolution est pourtant une chance et une opportunité.

Les hommes et les femmes politiques ont une grande responsabilité. Les journalistes et les médias également. Les français ne pardonneront pas l’atteinte à notre Pacte républicain.

N’oublions pas qu’une démocratie reste fragile. L’Iran a basculé dans la théocratie en 1979 et l’Allemagne dans la dictature en 1933.

En cette période où il n’y a jamais eu si peu de guerres et de conflits dans le monde, mais avec une des plus grandes crises que nous subissons, l’Histoire peut basculer d’un côté ou d’un autre. Aux responsables d’être à la hauteur des enjeux de notre époque. Celui de relever le défi du "vivre ensemble" à la française afin d’éclairer de nouveau le monde.



Le Chant des Partisans

mardi 27 mars 2012

Déplacement en Pologne pour le devoir de mémoire


J'ai répondu favorablement à l'invitation de l'UEJF (Union des Etudiants des Juifs de France) afin d'effectuer un devoir de mémoire en Pologne dans les camps de concentration et d'extermination (Auschwitz Birkenau et de Treblinka).

C'est une grande fierté et un honneur de me rendre sur ces lieux afin de m'y recueillir et de rendre hommage aux victimes de la Shoah.

Le devoir de l'Homme est de transmettre.


Programme

- Mercredi 28 mars

Soir : Départ de Paris, avion vers Varsovie

Table-ronde d’ouverture

- Jeudi 29 mars

Matin : Visite du quartier du ghetto de Varsovie

Réception à l’Ambassade de France à Varsovie

Après-midi : Visite du camp d’extermination de Treblinka

Soir : Nuit à Cracovie

- Vendredi 30 mars

Matin : Visite du site du camp d’extermination de Birkenau, et alentours (Judenramp, bunkers 1 et 2)

Après-midi : Visite du camp d’Auschwitz et du musée d’Auschwitz

Soir : Dîner, rencontre avec des étudiants juifs polonais

- Samedi 31 mars

Matin : Visite de la ville de Cracovie et du quartier juif

Après-midi : Témoignage de Benjamin Orenstein, rescapé d’Auschwitz

Soir : Soirée de clôture à la résidence du consul de Cracovie

- Dimanche 1er mars

Matin : Conclusion du voyage

Après-midi : Retour à Varsovie, avion retour vers Paris

lundi 9 janvier 2012

Livres politiques 2011 : les best-sellers et les échecs !

Voici le traditionnel tops et flops des différents essais politiques de l'année 2011. La source est celle des distributeurs et diffuseurs, donc la plus fiable.

Quatre précisions préalables qui n'engagent que moi.

Tout d'abord, j'ai inséré certains ouvrages qui ont été publiés fin 2010. En effet, un essai politique peut raisonnablement s'analyser et être digéré au bout de deux années. Mais au niveau des ventes, dans la très grande majorité des cas, nous savons assez rapidement si le livre va marcher ou pas.

Par ailleurs, certains auteurs ne sont pas des "politiques" mais leur ouvrage est considéré comme un essai politique car traitant de la société et de la chose publique.

En outre, même si certains ouvrages font un chiffre de vente médiocre, la publication d'un essai politique est toujours indispensable dans une société démocratique car le débat est important et enrichissant lorsqu'il s'agit de parler du fond. Nous vivons dans une République laïque et c'est une chance. La liberté d'expression est un droit fondamental dans une société démocratique.

Enfin, il existe quelques techniques afin d'améliorer les ventes d'un ouvrage car un éditeur doit aussi faire des affaires afin de rentabiliser son investissement.
Ainsi, un ouvrage politique doit réunir trois promesses : l'auteur (notoriété, charisme, mandat, fonction, expérience, vécu,...), le sujet du livre (fait de société, pamphlet, document, révélations, témoignage, polémique,...) et un plan média conséquent.

Les trois promesses doivent obligatoirement être réunies en même temps.

Ajouton enfin que nous parlons de "best seller" dans le langage d'éditeur lorsque l'essai politique dépasse largement les 10000 ventes. Entre 5000 et 10000 ventes, il s'agit d'un score honorable. Entre 3000 et 5000, c'est raisonnable. En dessous, c'est mitigé ou un échec.

Toutefois, certains facteurs doivent apporter quelques précisions. Il y aura plus d'exigence à l'égard d'un ouvrage à bas prix (qui aura plus de chance d'être vendu), un ouvrage dont l'auteur a fait un plan média considérable, ou encore un ouvrage tiré à un grand nombre d'exemplaire.

TOPS

1) "Indignez-vous" de Stéphane Hessel


Publié en 2010, cet opuscule de 3 euros environ, d'une trentaine de pages, qui défend l'idée selon laquelle l'indignation est le ferment de l'« esprit de résistance », est devenu un phénomène d'édition. Je ne le considère pas, en revanche, comme un ouvrage typique au regard du prix de vente et du peu de pages.

1) "Jacques Chirac"Mémoires tome 2

Avec 107604 d'exemplaires vendus, Jacques Chirac est le grand vainqueur de l'année. Ce second tome, intitulé "Le temps présidentiel" aux éditions du Nil, a pourtant moins vendu que le premier (300000). Les mémoires de l'ancien chef d'Etat prouvent que les français l'aiment toujours.

Son secret : Les français l'aiment mais il n'y a aucune révélation dans l'ouvrage. L'acte d'achat est donc porté sur l'auteur.


2) Roland Dumas - "Coups et blessures", Révélations sur 70 ans de vie politique

L'ancien ministre de François Mitterrand a vendu plus de 82000 exemplaires de ses mémoires.

Son secret : il dit tout, sans tabous et avec élégance. Peu apprécié par le triangle d'or parisien, j'ai pu constater sa très grande popularité dans la France profonde.



3) "Qu'ils s'en aillent tous !" de Jean-Luc Mélenchon

On n'arrête plus le candidat du Front de gauche. Il a vendu 77750 exemplaires de son "coup de gueule".
Son secret : ce franc-parler est apprécié par les lecteurs.


4) "La République des mallettes" de Pierre Péan

Ouvrage d'enquête et sorte de "pavé dans la mare". Pierre Péan a vendu 50137 exemplaires.


5)  "Votez pour la démondialisation !" de Arnaud Montebourg

Le député socialiste est un très bon auteur. Ses ouvrages se vendent bien et celui-ci ne déroge pas à la règle. En prime, une préface prestigieuse d'Emmanuel Todd. 

Mais à souligner que cet ouvrage ne coûte que 2 euros.

Résultat : 50690 exemplaires vendus.


6)  "Faut-il avoir peur du nucléaire ?" de Claude Allègre

Considéré par certains comme légitime, par d'autres comme imposteur, il n'en reste pas moins que Claude Allègre a une voix qui porte, et une plume qui s'écoute. Il a vendu 19396 exemplaires de son dernier ouvrage sur le nucléaire. A noter que c'est un entretien avec le journaliste Dominique de Montvalon.


7) Rachida Dati - "fille de M'Barek et de Fatim-Zohra, ministre de la justice"

L'anicenne Garde des Sceaux, Rachida Dati, a vendu 16345 exemplaires de ses mémoires. Ce n'est pas mal du tout. En pleine polémique avec le premier ministre François Fillon, elle souhaite se raconter devant les Français.


8) "La politique telle qu'elle meurt de ne pas être" de Alain Juppé - Michel Rocard

Deux anciens premiers ministres, donc deux grandes légitimités. Résultat honorable : 26070 exemplaires vendus.


9) "Marine le Pen" de Caroline Fourest - Fiammetta Venner 

La candidate du Front National, à l'élection présidentielle, fait peur. Dès lors, Caroline Fourest et Fiammetta Venner décryptent "Marine", fille de Jean-Marie. Résultat intéressant :  15000 exemplaires vendus.


10) "M. le Président" de Franz-Olivier Giesbert

Incontournable "FOG" qui vend toujours autant de livre : 95000 exemplaires pour cet ouvrage sur le Président de la République. Le patron du journal "Le Point" décrit les coulisses de la politique avec talent et passion.


11) "OFF" de Nicolas Domenach et Maurice Szafran

Décrire les coulisses de la politique marche décidément bien. Le fameux "on ne nous dit rien" reste de mise dans les conversations. Alors les deux journalistes du journal "Marianne" ont décidé de rendre public les propos de Nicolas Sarkozy. Résultat : 49000 exemplaires vendus !


12) "2012 Etat d'urgence de François Bayrou


16000 exemplaires vendus pour le candidat du Mouvement Démocrate (Modem)


Mention honorable et raisonnable

1) "Alain Juppé" de Anna Cabana

Brillante journaliste, Anna Cabana s'est penché sur le maire de Bordeaux. Les ventes ne décollent pas (5258 exemplaires vendus) en raison du manque de parcours romanesque d'Alain Juppé.


2) Nicolas Dupont-Aignan - "L'Euro, les banquiers, la mondialisation" - L'arnaque du siècle

Le candidat du parti "Debout la République" a créé la belle surprise avec 7800 ventes. Ce sujet de "démondialisation" semble intéresser les français.


3) "Tous les coups sont permis" - La violence de nos politiques de Renaud Dely et Henri Vernet

Bon score des deux brillants journalistes sur les coulisses de la politique. 8000 exemplaires vendus.


4) "La vérité sur le nucleaire" de Corinne Lepage

Encore un ouvrage sur le nucléaire. L'avocate Corinne Lepage vend 6584 exemplaires.



5) "Le système Guérini" de Renaud Muselier

Renaud Muselier, ancien Secrétaire d'Etat aux affaires étrangères (sous Dominique de Villepin) est un farouche opposant à Guérini dans la ville de Marseille. 

Son analyse du "système" est effrayante : 5602 ventes.


6) "Le président de trop" de Edwy Plenel

Un pamphlet du charismatique directeur du site Médiapart à l'encontre du Président de la République Nicolas Sarkozy.
Résultat : 10040 exemplaires vendus.


7) "Le mieux est l'ami du bien" de Frédéric Lefebvre

Résultat : 6500 ventes.


8) "L'énergie du changement" de Manuel Valls

Résultat : 4200 ventes


9) "Parole d'affranchi" de Maurice Leroy

Résultat : 3500 ventes.



FLOPS

1) "Tristane Banon" - Le bal des hypocrites

Un tirage de 50.000 exemplaires et un plan média digne d'une rock-star (dont les 20h de TF1 et France 2) auront accouché d'une souris : un classement sans suite contre DSK (sur le plan judiciare) et un flop littéraire avec seulement 8805 ventes (sur le plan littéraire).
La raison : un ouvrage "contre" ne fonctionne jamais. Le livre est, de plus, très mal écrit. L'auteur n'est pas écouté mais entendu.

J'espère pour le Diable Vauvert que l'a-valoir n'a pas été trop élevé...


2) Bernard-Henri Lévy - "La guerre sans l’aimer", Journal d’un écrivain au cœur du printemps libyen   

Le très grand échec littéraire de 2011 revient à BHL avec seulement 3317 ventes. Les raisons sont multiples.

Selon moi, un philosophe ne doit pas se prendre pour un politique. Il ne doit pas non plus avoir de l'égo et du narcissisme. BHL souhaite entrer dans l'Histoire coûte que coûte. Mais il n'enfonce que des portes ouvertes.

Notre époque meurt de la vanité définitivement...


3) "Le front antinational" de Nathalie Kosciusko-Morizet

NKM ne décolle décidément pas. Son précédent ouvrage ("Tu viens ?" avec 4200 livres aux éditions Gallimard en 2009) n'avait pas marché. Celui-ci n'est guère mieux avec 2949 ventes.

Je ne le dirai jamais assez mais les livres "contre" ne marchent quasiment pas.


4) "La sécu pour tous et dans le monde entier" de Martin Hirsch

Avec 1488 ventes, Martin Hirsch évoque un sujet sérieux. Mais ce livre est ennuyeux.


5) "Plaidoyer pour une instruction publique" de Rama Yade

Qui sont les 1280 personnes qui ont acheté l'ouvrage de Rama Yade ? Reconnu de plagiat, ce livre (édition Grasset) a été fait trop rapidement.

 

6) "Sortir la France de l'impasse" de Jean-Pierre Chevènement

L'ancien ministre socialiste n'a vendu que 2913 exemplaires de son livre "programme". Preuve que les français l'entendent encore mais ne l'écoutent plus...

Place aux jeunes peut-être ?


7) "La lutte des classes moyennes" de Laurent Wauquiez

Flop pour le livre du ministre Laurent Wauquiez avec 1725 exemplaires vendus. Le débat sur l'assistanat n'a pas aidé la promotion du livre. Et cela a même écorné son image. Mauvais plan média.


8) Luc Chatel / Jean-Pierre Chevènement - "Le Monde qu'on leur prépare"

Echec de ce livre avec 1300 exemplaires vendus. Pas de plan média. Mais surtout, le livre débat avec deux hommes politiques ne marchent quasiment jamais. Les deux auteurs n'en restent pas moins respectables et audibles.


9) "Un homme politique peut-il dire toute la vérité ?" de Bernard Accoyer


La vérité et la transparence sont une nouvelle donne dans la vie politique. Dès lors, la question n'a même pas à se poser puisque c'est devenu un fait (Facebook, twitter, wikileaks,...).

Résultat : 1272 exemplaires vendus

10) "Le battement d'ailes du papillon" - de Christian Estrosi

Echec complet pour cet ouvrage : 280 exemplaires vendus.


11) "Conversations républicaines" avec François Bazin de Vincent Peillon

Homme politique brillant et cultivé, Vincent Peillon n'a vendu que 154 exemplaires de son livre. La "conversation républicaine" n'intéresse pas les lecteurs qui veulent du concret.

mardi 13 décembre 2011

ART - Exposition du caricaturiste Kambiz à la Galerie Nicolas Flamel (Paris)


Kambiz est considéré comme un des plus grands caricaturistes au monde, au même titre que Plantu ou Cabu.

Il expose en ce moment à la galerie Nicolas Flamel (216, rue Saint-Martin 75003 Paris - France) du 10 décembre au 31 décembre 2011. 

Né à Shiraz (Iran) en 1942, Kambiz commence sa carrière, dès l'âge de 15 ans, en contribuant à de nombreuses caricatures dans la presse locale et internationale.

Puis, à la fin de ses études, il organise de nombreuses expositions en Iran et à l'étranger. Il commence à enseigner l'art de la caricature dans un certain nombre de centres éducatifs et artistiques, y compris l'Université de Téhéran, d'abord comme instructeur et plus tard comme professeur.

Kambiz collabore à de nombreux journaux, magazines et périodiques depuis plus de 23 ans (Nebel Spalter en Suisse, Die Zeite, La Republica, Le Monde, le New York Times, Eulenspiegel, Süddeutsche Zeitung, Frankfurter Allgemeine, Frankfurter Rundschau, West Deutsche Allgemeine). Il entretient également une collaboration avec l'Agence de New York (Syndicat internationale des caricaturistes) et Koch Caricature Agence (CCC) à Munich.

Enfin, parmi les expositions les plus importantes, nous pouvons citer les expositions organisées au Wilhelm Busch Museum (Musée caricature allemande), au château de Uberhausen en Allemagne, au Düsseldorf Art Gallery, au Bâle Musée Caricature (Suisse), au Gabrovo Maison de l'Humour & Satire, à l'aéroport international de Vienne, à Gratz (Autriche), au Aida Arts Gallery à Hambourg, au Hall Central du Dtisburg Bibliothèque (Allemagne), au Hall central de la Bibliothèque Mulheim (Allemagne), à la Galerie d'Art en Hamlen (Allemagne),...





Il a remporté les prix suivants :

- 1968 : Sixième Prix de Montréal, Canada
- 1969 : Cité parmi les cent meilleurs caricaturistes du monde (sondage organisé par Gabrovo Maison de l'Humour - Satire de la Bulgarie).
- 1973 : Troisième Prix de Gabrovo - Maison de la Bulgarie.
- 1986 : Diplôme de Mention Honorable-Istanbul, Turquie
- 1986 : Date Palm Argent et le Deuxième Prix du Bordriga, en Italie.
- 1987 : Premier Prix et la Statue de Saint Ange, bringen, en Belgique.
- 1987 : Premier Prix pour la meilleure caricature de livre de l'année (Kambiz Livre), bringen, en Belgique.
- 1987 : Troisième Prix et la Médaille de Bronze - Istanbul, Turquie
- 1987 : Diplôme Mention Honorable Mention élogieuse et la Table, au Brésil
- 1988 : Premier Prix des Verts d'Allemagne - Munich.
- 1989 : Deuxième Prix de Gabrovo Maison de l'Humour - Satire de la Bulgarie.
- 1990 : Grand Prix et la médaille d'or d'Istanbul, en Turquie.
- 1998 : Grand Prix et la médaille d'or du Yomiyori Shimbon de Tokyo, Japon.
- 1998 : Grand Prix de Sao Paulo, Brésil
- 1998 : Premier Prix du Festival International de Caricatures, Emental, en Suisse.
- 1998 : troisième prix et la médaille de bronze de la Corée du Sud.
- 2002 : Grand Prix de la Pologne pour le meilleur anti-guerre caricature.

dimanche 11 décembre 2011

Livre - coups de coeur : Valérie Motté, Christophe Beaugrand, Olivier Cimelière et Layticia Audibert


commande : "Dictionnaire malhonnête de la télévision" de Christophe Beaugrand

Biographie : Christophe Beaugrand a 34 ans, fort de douze ans d'expérience dans le milieu de la télé (et de plus de trente en tant que téléspectateur). Il est aujourd'hui journaliste sur TF1 et LCI, animateur sur NT1 et membre de la Bande à Ruquier sur Europe 1.

Résumé : Ardisson, Thierry : animateur provoc' sapé en noir parce que ça amincit, né le 6 janvier 1949 à Bourganeuf. Prompteur : dispositif qui permet au présentateur de lire son texte sur l'écran de la caméra et donc de donner l'impression aux téléspectateurs qu'il est omniscient ou qu'il connaît ses textes par coeur. Alors qu'en réalité le présentateur est une grosse feignasse. Célébrités épinglées, jargon de la télé réinventé, sagas de l'été, jeux ou émissions de variétés, le tout passé au crible dans un mauvais esprit assumé et revendiqué ! Christophe Beaugrand décrypte avec humour ce monde du petit écran où tout le monde se déteste avec le sourire !



commande : "Journalistes, nous avons besoin de vous !" de Olivier Cimelière

Biographie : Après avoir été reporter en presse écrite et en radio à la sortie de son école de journalisme (CELSA), Olivier s’est orienté vers la communication d’entreprise au sein de grandes entreprises internationales dans successivement le secteur pharmaceutique (Bœhringer Ingelheim), le secteur alimentaire (Nestlé Waters) et le secteur des technologies de l’information et de la communication (Ericsson & Google). Olivier compte plus de 20 ans d’expérience professionnelle en communication,relations presse et réseaux sociaux. Il anime en outre un blog personnel sur la communication, l’information, la réputation et la distorsion d’image : www.leblogducommunicant2-0.com.

Résumé : Jamais les médias n’ont affronté une période aussi turbulente et viciée qu’actuellement. Les lecteurs désertent, surtout les jeunes générations, et les comptes d’exploitation sont en berne devant une presse gratuite qui essaime, une publicité qui rétrécit et Internet qui tisse sa toile à vitesse supersonique à travers les médias sociaux. Les dirigeants de presse sont désemparés. Ils subissent de plein fouet l’explosion des modèles économiques si souvent rafistolés à coups de subventions et de mannes publicitaires. Modèles que le Web achève de piétiner par sa culture du gratuit et de l’instantanéité. Ensuite, la profession journalistique est pointée d’un doigt accusateur pour ses collusions trop systématiques, ses dérapages éditoriaux et ses dérives déontologiques. A vouloir trop souvent s’imposer juge avant les juges, à préférer commenter et critiquer plutôt qu’éclairer et expliquer, à force de jouer un obséquieux pas-de-deux avec les pouvoirs politiques et les puissances financières tout en invoquant la sacro-sainte éthique journalistique, les journalistes ont brouillé les fondamentaux de la profession et dilué autant son essence que sa raison d’être. A force de se tirer des balles dans un pied et d’avancer à cloche-pied de l’autre sur les terrains mouvants des jeux d’influence, la presse française est désormais débordée par des citoyens qui s’improvisent journalistes. Sur leur terrain de jeu qu’est Internet, ces derniers entendent faire aussi bien sinon mieux que les titulaires patentés. On atteint désormais des paradoxes insoupçonnés qui font que le blog dénonciateur d’un quidam lambda est forcément moins suspect de connivence et de parti-pris que l’éditorialiste d’un grand titre national. Aujourd’hui, il y a urgence. Que faire pour remagnétiser la boussole éditoriale et économique des journalistes ? Le journalisme de qualité doit continuer à vivre. Pas seulement pour les journalistes eux-mêmes mais pour la société démocratique toute entière dans laquelle nous avons encore la chance de vivre. Même si la presse ne sera jamais parfaite, elle vaut tout de même mieux que ce marché aux puces de l’information déstructurée qui déboule et dégouline partout et à tout instant.
Enfants gâtés de la démocratie que nous sommes, n’oublions pas que lire un journal, un site ou écouter une émission sont des actes de liberté et de démocratie. Politiques, entreprises, citoyens, tous autant que nous sommes, avons intérêt à disposer encore d’une presse valable et solide. Si nous ne le faisons pas pour nous, faisons-le au moins pour la génération numérique qui va prendre le relais. Avec la multiplicité actuelle des canaux d’information, l’enjeu est de lui éviter une cacophonie informative abrutissante où chacun s’enferme à double tour dans sa “vérité d’airain” et cherche à intoxiquer l’autre à force de crier plus fort et plus vite.



commande : "De mort et d'eau fraîche" de Layticia Audibert

Biographie : Layticia Audibert vit et travaille à Paris. Elle est née le 3 février 1975, à Nice, quelque part sur la terre mais déjà le nez dans les étoiles. Peintre, avocate de formation et directrice juridique dans une société de gestion d’actifs, elle est avant tout amoureuse de la vie et du rire. Pour elle, faire de l’art ce n’est pas apprendre à nager dans ce monde, c’est apprendre à s’y plonger. Sa peinture et ses mots jaillissent dans un cri.

Résumé : Le roman De mort et d'eau fraîche de Layticia Audibert raconte l'histoire d'Adam, un jeune trentenaire, gâté et superficiel, qui a brûlé sa vie à l’usure de ses réserves de latex. Alors qu’il apprend qu’il est condamné, il s’interroge : qu’a-t-il vraiment fait de sa vie ? Que va-t-il faire des quelques jours qui lui restent ? Pour éviter de se voir dépérir, il s’accordera sept jours. À vivre au rythme de ses péchés capitaux. À réaliser ses rêves dans une course effrénée et sans tabou, sans regret ni concession. Il va conclure avec la femme qu’il aime un contrat d’amour à durée limitée. À travers ce voyage intime, cette quête de soi et des autres, cette recherche de l’oubli du temps, Adam saura-t-il découvrir qui il est ? Acceptera-t-il de payer le prix fort ?

 


Biographie : Valérie Motté est productrice artistique. Elle est douée d'une intuition hors du commun qui lui permet d'être à l'écoute de la nature, des messages et des signes que lui transmet la vie. Adepte des médecines douces, elle utilise des"potions naturelles" pour prendre soin de son âme et de son corps. Autant de connaissances qu'elle souhaite partager aujourd'hui avec le plus grand nombre.

Résumé : Les fées, petits êtres fantastiques, enchantent le quotidien, elles veillent sur nous et nous prodiguent des conseils pour être bien au fil des mois ! Ce joli petit livre est leur grimoire magique, il rassemble leurs bienveillants messages : chaque mois, une parole radieuse pour faire vibrer votre âme, une pierre bienfaisante pour vous charger d'énergie, une huile essentielle pour soigner les petits maux du moment, un oligoélément pour renforcer votre vitalité, et pour booster votre santé, la liste des fruits et légumes de saison ! Ainsi de mois en mois, vous vous épanouissez sous le regard protecteur de ces marraines merveilleuses. N'oubliez pas de consigner vos ressentis, vos pensées et progrès sur la page mensuelle de notes personnelles !

mercredi 9 novembre 2011

Garrett McNamara surfe la plus grosse vague de l’histoire, haute de 27 mètres

Record du monde ! 27 mètres soit un immeuble de 9 étages.

Garett McNamara, Hawaïen de naissance, vient de réaliser un authentique exploit en s'attaquant avec succès et en surf à la plus haute vague du monde au larges des côtes portugaises à Praia do Norte.

Hommage au cinéma italien en vidéo

Mon père (Kioumars), puis mon ami d'enfance (Guido), m'ont donné le goût du vrai cinéma : l'Italie !

Le plus beau, le plus émouvant, le plus tragique, le plus comique...et le plus merveilleux tout simplement.

Je trouve d'ailleurs que le néoréalisme italien reste la plus belle période de l'Histoire du cinéma. Un cinéma d'amateur, avec un scénario toujours focalisé sur l'essentiel : la réalité humaine.

Voici une compilation de ces films qui ont bercé mon adolescence.

Hommage à ces artistes et ces films : "Gina Lollobrigida", "Death in Venice", "Visconti", "P.Pasolini", "I Soliti Ignoti", "Il Sorpasso", "Federico Fellini", "Vitelloni", "Umberto D", "Amarcord", "La Ciociara", "Romeo and Juliet", "La Strada", "Il Caso Mattei", "Novecento", "Uomini Contro", "Sacco e Vanzetti", "Miracolo a Milano", "The Postman", "Mediterraneo", "Marcello Mastroianni", "Sophia Loren", "Vittorio De Sica", "Monica Vitti", "Vittorio Gassman", "G.M.Volonte", "Toto", "Alberto Sordi", "Roberto Benigni", "The Good the Bad and the Ugly" ("Le bon, la Brute et le Truand"), "Bertolucci", "Sergio Leone", "Marlon Brando", "Clint Eastwood", "Sophia Loren", "Silvana Pampanini", "Lucia Bosé", "Eleonora Rossi Drago", "Silvana Mangano", "Claudia Cardinale", "Stefania Sandrelli", "Dino Risi", "Nanni Moretti"... 

Forza Italia e forza Cinecittà !

video
"Otto e mezzo" (1), Ennio Morricone (2) et "The Life is beautiful" par Noa (3).

Federico Fellini, Marcello Mastroianni et Sophia Loren