dimanche 19 mai 2013

Arash Derambarsh et le Club Courbevoie 3.0 développent les outils de la démocratie participative à Courbevoie

Arash Derambarsh et le Club "Courbevoie 3.0"
 Information et communication locales :
des outils de démocratie participative

Nouvelle édition du club Courbevoie3.0, fondé par Arash Derambarsh, le lundi 13 mai dernier au restaurant Paparotti de Courbevoie. Une centaine de personnes s’étaient déplacées pour cette nouvelle réunion, sur le thème de l’information et de la communication locale.


Arash Derambarsh et le Club "Courbevoie 3.0"

Arash Derambarsh ouvre les débats : « Ce club, c’est le vôtre. Chaque mois, nous invitons des personnalités prestigieuses pour débattre avec les citoyens autour de thématiques variées comme la santé, le numérique, l’entrepreunariat, l'emploi, l'éducation,… » Le président du club revient sur la notion de 3.0 : «  Nous voulons mettre en place une interactivité. Le citoyen exige de la transparence et de l’information car le monde d’aujourd’hui va très vite, il faut avoir les outils pour s’épanouir. » Et de lancer le débat du soir : communiquer et informer, ce qu’une ville doit faire.

Jean-Philippe Elie, Christophe Grébert, David Lacombled, Arash Derambarsh, Christophe Ginisty et Stéphane Boukris 

Informer et communiquer

Après la présentation des intervenants, Christophe Ginisty revient sur la différence entre les notions d’information et de communication. « L’information est une matière première, il faut aller la chercher, et pour cela nous avons des journalistes. » Alors que la communication ne signifie pas forcément informer, mais transmettre l’information dans le but de changer les mentalités, d'influencer.

C’est ensuite Christophe Grébert qui prend la parole : cet élu local à Puteaux, dans les Hauts-de-Seine, revient sur son expérience de blog et explique les besoins du citoyen en matière d’information locale : « Cela fait 16 ans que j’ai créé ce blog car je n’avais pas les informations dont j’avais besoin. Le seul moyen dont je disposais était le journal de la ville, qui était un véritable outil de propagande. » Ce qui l'a donc conduit à créer monputeaux.com, blog d’informations locales sur sa commune. «  Le maire a été très contrarié qu’un habitant puisse ainsi contester », avoue ce blogueur, très attaché à sa ville.

Il rappelle qu'aujourd'hui tous les citoyens peuvent prendre la parole et transmettre une information. Selon lui, ce site est un engagement citoyen, qui lui a permis de se présenter dans sa ville en 2004 puis d'obtenir 25 % de voix. Pour Christophe Grébert, l’outil internet permet de passer de la communication à la participation pour le citoyen. C’est un véritable apport pour la démocratie locale, en faisant participer la population aux projets municipaux.

Cette initiative peut-elle faire tâche d’huile à Courbevoie ? Pour Jean-Philippe Elie, cette initiative est l’exemple type de démocratie locale avec un vrai travail de journaliste pour faire bouger les choses. « Nous n’avons pas cela ici : le seul qui a la parole, c’est le maire, il n'y a pas de contre pouvoir », explique ce journaliste courbevoisien.

Doit-on comprendre que le maire de Courbevoie (Jacques Kossowski) s’oppose à cela ? « Oui et non », répond Jean-Philippe Elie, avant de donner l’exemple des conseils de quartiers : « Sur 21 membres, 16 sont nommés par le maire ». Et d’aller plus loin : « Le site de Courbevoie a obtenu en 2010 le label Ville Internet @@@, alors que l’on ne peut pas encore y faire toutes les démarches administratives ». Et il poursuit : « 105 personnes seulement suivent la ville sur Twitter, c’est trop peu pour une ville de 90 000 habitants ! » Il regrette aussi que l’on ne trouve qu'un récapitulatif des décisions des conseils municipaux et milite pour l’utilisation de la vidéo au sein de ces conseils afin de mieux en rendre compte au citoyen.

Bruno Azria, avocat au barreau de Paris et membre du Club Courbevoie 3.0, rappelle les différentes obligations légales d’une mairie. Un projet de loi est en préparation par le gouvernement afin de rendre toutes les données publiques, par exemple les données financières d’une mairie, disponibles et accessibles, dans le but d’affirmer la gratuité de l’information, explique cet avocat au barreau de Paris.

En ce qui concerne les permis de construire, la mairie a une obligation d’affichage public et de publication. Bruno Azria explique que, pour les marchés publics, les appels d’offres sont soumis à différents seuils : 

- de 0 à 15 000 euros, la mairie n’a aucune obligation de publication ; 

- entre 15 000 et 130 000 euros, elle peut choisir elle même quel média utiliser ; 

- au dessus de 130 000 euros, la publication au Journal officiel des marchés publics est obligatoire. 

Or, le citoyen ne peut consulter que ce dernier.

Dans la salle, Céline Touati tient à raconter une anecdote. Cette naturopathe de Courbevoie est venue consulter un permis de construire : « On m’a demandé 30 euros pour le coût des photocopies »,  affirme-t-elle amusée.

« Nous ne sommes pas informés de ce que l’on fait de notre argent. Il faut changer ces mentalités, on doit vous rendre des comptes », ajoute Arash Derambarsh avant de questionner le public sur les autres enjeux de l'information et de la communication locales. Il cite l’exemple du numérique : « La plupart sont venus ce soir par le numérique. Il faut  donc y former les gens, car l’administration ne doit plus être un problème mais une solution simple ».

« Simplifier la vie des citoyens afin de la rendre plus idéal ».

Arash Derambarsh et le Club "Courbevoie 3.0"
C’est au tour de David Lacombled d’intervenir. Il a écrit un ouvrage Digital Citizen où il aborde les enjeux liés au numérique. « Quand Arash parle de fracture numérique, il a raison : l’ambition d’une ville passe par là. » L’auteur insiste sur l’utilité du numérique pour une commune : « On peut signaler un dysfonctionnement dans la ville ». Il poursuit en citant l’exemple de la ville d’Amiens : «  Elle a fait un jeu interactif pour la création de sa nouvelle piscine ». Avant de poursuivre : « Le numérique permet une instantanéité directe. Grâce à cela, vous verrez votre ville, avant, pendant et après… »

Peut-on parler de fossé numérique entre les communes ? David Lacombled réfute l’idée de ville « tout numérique », mais parle de « simplifier la vie des citoyens afin de la rendre plus idéale ».

« Qui doit donner l’impulsion ? », questionne Olivier Corredo, qui anime les débats. « La législation arrivera toujours après la technologie », regrette David Lacombled alors que c’est une réalité économique importante : il donne l’exemple du poids économique d’Apple qui représente le PIB de l’Autriche.

C’est au tour de Stéphane Boukris, créateur de Going to Digital et de L’Express Ventures, d'intervenir : ses sociétés investissent de l’argent dans des jeunes start-up pour leur donner de la visibilité. « N’importe où où vous vous trouvez, vous pouvez, grâce à internet, faire des choses pour votre ville ! » À l’instar de David Lacombled et d’Arash Derambarh, il insiste sur l’idée de « simplifier la vie du citoyen ». Et rappelle que le président Obama à pris un décret pour libérer l’Open Data

Ce créateur de start-up précise que « nous avons des ingénieurs spécialistes pour cela en France». Et de poursuivre : « On peut créer une application d’idées et la lancer après sur le net ». Il cite l’exemple du concours lancé par la Sncf et la Ratp moovingthecity (25 000 euros sont à gagner) : « En utilisant leurs données, vous pouvez développer un site web, une application et ainsi participer à l’amélioration de la vie des usagers des transports parisiens ».

Mais pourquoi payer pour une information gratuite ?, questionne la salle. Arash Derambarsh répond : « Si voulez que ce soit gratuit, il faut que ce soit nos politiques qui le fassent ». Et de rappeler l’exemple de Jean-Claude Decaux : « La commune délègue ces panneaux à l’entreprise ».

Dans la salle, Anne-Sophie Bordry, ex-directrice Facebook des affaires publiques en France et en Europe du Sud, tient à préciser : « La police nationale intègre déjà les données des personnes via les réseaux sociaux ».

« Ça ne me dérange pas du tout s’il faut payer pour cela, du moment que ce sont des entreprises européennes ou françaises qui le mettent en place, rétorque David Lacombled. Si on ne le fait pas, c’est Google qui le fera et on risque de se retrouver en situation de monopole ! »

« Les élus doivent-ils prendre conscience de cela ? », questionne Olivier Corredo. En 2007, Christophe Ginisty a créé en ce sens une association, Renaissance numérique, afin d’alerter les candidats à l’élection présidentielle et de faire de la France un pays numérique. « Beaucoup d’élus l’utilisent surtout pour un usage commercial, notamment avec les entreprises, et pas au service du citoyen. » La Ville d’Issy-les-Moulineaux est citée en exemple par Christophe Ginisty. « Les maires, après avoir voulu attirer les entreprises pour payer différentes taxes, devraient s’intéresser davantage aux citoyens afin de lutter contre la fracture numérique ».

La libération des données est-elle une bonne idée alors ? « Libérer les données, c’est bien mais il faut les chercher, les indexer, pour le que le citoyen s’y retrouve car sinon, il n’y comprendra rien », rajoute Christophe Ginisty.

« Avez-vous déjà assisté à un conseil municipal ? », demande Arash Derambarsh à la salle. Peu de personnes présentes y ont participé. Le président du Club propose de filmer les conseils municipaux pour y apporter de l’interactivité. « On se doit d’être informé et de donner une opinion qui compte », rajoute-t-il.

David Lacombled donne l’exemple de la crise économique au Canada dans les années 1990. Face à cette situation, le gouvernement fédéral a publié toutes les dépenses des ministères sur internet. « Les dépenses ont baissé de 20 %, précise David Lacombled. « Faites cela ici, et vous verrez que votre feuille d’impôts diminuera d’autant ».

Mise en garde  contre le  tout numérique


Arash Derambarsh et ses invités
« On ne peut pas compter que sur le privé et le législateur, ajoute Christophe Grébert. Il faut passer par les associations, comme le club fondé par Arash. J’ai proposé dans mon programme de créer une école numérique, où l’on pourra se former. Et que toutes les familles en HLM aient accès à un ordinateur ». Il met aussi en garde contre le « tout numérique », et donne l’exemple de la déclaration d’impôts : « Vous avez plus de temps sur internet et là, c’est un danger, car ça crée des inégalités ».

Stéphane Boukris rappelle les vertus de twitter qui permet de pouvoir informer de manière à la fois descendante - la municipalité peut communiquer avec vous - et montante – on peut informer sa ville sur un événement important.

Arash Derambarsh met en évidence une citation de Condorcet : « Toute société qui n'est pas éclairée par des philosophes est trompée par des charlatans ». À l’instar de Stéphane Boukris, il milite pour l’utilisation de twitter, véritable outil d’interactivité.

Jean-Philippe Elie intervient de nouveau et donne l’exemple du budget de la ville de Courbevoie : « Elle publie ses comptes comme le veut la loi. Or, entre 2006 et 2012, il y a eu 90 millions d’augmentation du budget sans qu'aucune explication ne soit donnée ». Il regrette cette volonté de « cacher les choses ». Et de raconter cette anecdote : « Lors du débat sur le projet de loi Hadopi à l’Assemblée nationale, un seul député, Nicolas Dupont-Aignant, a avoué ne rien y connaître, beaucoup le cachent par orgueil ! »

Après le débat, les gens dans la salle ont pu s’exprimer et poser les questions aux différents intervenants. 

« Au-delà de la fracture numérique, n'y a-t-il pas une fracture d’âge ? », questionne un habitant de la ville. La génération Y, c'est-à-dire celle née dans le numérique, ne se rend pas compte de la puissance de l’outil, répond Christophe Genisty. Et de donner à son tour un exemple : « Un jour, lorsque je militais pour le numérique avec un élu, il a appelé son fils pour qu’il lui explique certaines choses ».

« C’est une question d’envie, tient à ajouter David Lacombled. Tout le monde doit tomber de son piédestal ».

Débat avec le public

Les enjeux du numérique
Selon Christophe Grébert, le numérique permettra de passer à une véritable démocratie. « Il y aura un véritable système de collaboration, on aura moins besoin des élus et cela créera des tensions… Voilà pourquoi les jeunes ne sont plus en phase avec la politique. » Et de poursuivre : « Nous avons affaire à de véritables dinosaures, c’est au niveau des quartiers que nous devons donner l’impulsion ».

Anne-Sophie Bordry rappelle que le numérique peut bouleverser l’autorité en place : « Cela s’est vu notamment dans les révolutions arabes ».

Arash Derambarsh émet l’idée de créer une télévision locale où chacun pourrait intervenir : « On ne valorise pas assez les gens, il faut positiver ».

Dans la salle, Samuel Paccoud demande si on peut enregistrer les conseils municipaux. Christophe Grébert répond que c'est tout à fait possible : « Le droit à l’image n’existe pas pour un élu dans l’exercice de ses fonctions. Cela rendrait les débats plus transparents ».

Pour David Lacombled, « il faut mettre le citoyen en éclaireur et lui apporter plusieurs sources d’informations différentes ». Améliorer l’information sans la manipuler et la rendre concrète afin d’améliorer le bien-être de tous dans un souci de transparence.

On l’aura compris : l’information locale représente un vrai enjeu et peut donner un nouveau souffle à la démocratie. En concluant cette séance, Arash Derambarsh a remercié les participants et donné rendez-vous le jeudi 27 juin pour une nouvelle édition.

- Merci à Sofien Murat pour la rédaction de ce compte-rendu.

- Merci à Cyrus Atory, Aymeric Gobert et Jérémy Brouillaud pour les photos.


Anne-Sophie Bordry, Bruno Azria, Chantal Sutton
Jonathan Curiel, Jérémy Brouillaud, Chantal Sutton, Lydia Djebaili

mercredi 8 mai 2013

Courbevoie 3.0 - Débat lundi 13 mai 2013 : ""Comment améliorer la communication et l'information à Courbevoie ?"





"Comment améliorer la communication et l'information à Courbevoie ?"

La réunion-débat se déroulera le lundi 13 mai 2013 de 19h15 à 21h30 au Restaurant Paparotti (91, Boulevard de la Mission Marchand 92400 Courbevoie) - Au Faubourg de l'Arche - Courbevoie




Restaurant Paparotti - 01 49 97 77 52
91, Boulevard de la Mission Marchand 
92400 Courbevoie
Au Faubourg de l'Arche
Parking à disposition
Transport le plus proche

Metro - Ligne 1 (Grande Arche)








Rer A (Grande Arche)










Tram - T2 (Les Fauvelles)
















Bus - ligne 262, 73, 176 (Les Fauvelles)  

Nos Invités :
David Lacombled



David Lacombled est le Directeur délégué à la stratégie de contenus du groupe d'Orange.

A ce titre, il initie et orchestre, actuellement, un modèle ouvert de distribution du livre numérique au sein d'un consortium MO3T réunissant 18 acteurs majeurs du monde des télécommunications, de l'édition et de la librairie. Il est également co-directeur de l'Observatoire Orange-Terrafemina avec l'AFP des tendances du numériques.



Christophe Grébert


Journaliste, Christophe Grébert anime depuis 2002 le blog MonPuteaux.com, qui couvre l'actualité de la ville de Puteaux, dans les Hauts-de-Seine.

MonPuteaux popularise le blog local ou dit citoyen, révélant plusieurs affaires et faisant l'objet à la suite de cela de plusieurs plaintes de la part du maire.

En 2008, il se présente à l'élection municipale. Sa liste "Puteaux Ensemble" rassemble 25% des voix.

Il siège depuis au conseil municipal et sera à nouveau candidat en mars 2014. Christophe Grébert est adhérent du Modem.



Christophe Ginisty

Christophe Ginisty a été élu Pésident de l'International Public Relations Association en 2013.
Citoyen engagé, il a milité au sein de plusieurs associations (Renaissance Numérique, Club Sénat,...) pour lutter contre la fracture numérique et il a créé et présidé l'association Internet sans frontières de 2008 à 2011.

Engagé politiquement au sein du Mouvement Démocrate de 2007 à 2009, élu au Conseil National, il a été candidat aux élections législatives dans les Hauts de Seine, aux municipales de 2008 à Issy-les-Moulineaux puis aux Européennes de 2009 sur la liste du MoDem en Ile de France. Il a démissionné du Mouvement Démocrate en octobre 2009 pour protester contre la gouvernance et la stratégie politique de François Bayrou.

Il a publié en 2010 un essai sur l'impact de la révolution numérique sur la société civile et la politique, Allons, enfants de l'Internet ! (Editions Diateino).


Jean-Philippe Elie

Titulaire d’un DESS en droit du travail et ressources humaines, Jean-Philippe Elie habite à Courbevoie depuis plus de dix ans. Il est journaliste en presse écrite depuis dix-sept ans. En tant que rédacteur en chef, il a notamment dirigé plusieurs magazines dans les domaines des nouvelles technologies, de l’éducation, du monde de l’entreprise et de l’information généraliste. Il s’intéresse également aux problématiques de défense et sécurité internationales.


En tant qu’auteur, j’ai publié – entre autres – les ouvrages Tout sur les outils Google et Tout sur les e-outils pour les TPE-PME (Dunod, 2008), ainsi que Le Droit du travail pour les nuls (First Éditions, 2011).


Stéphane Boukris



Stéphane Boukris est un entrepreneur et le fondateur de l'Express Ventures. Après des études à l'Essec, l'ESCP (MSIE) et une année dans la Silicon Valley, Stéphane pour laquelle il est lauréat de la BFM Académie 2008. Après des coups de buzz-marketing notables, Stéphane prend la direction de filiales au sein du groupe Rentabiliweb (100M€ de CA), tout en accompagnant des start-ups telles que 2HeuresAvant qui est primée par la FEVAD comme meilleure innovation en 2010. Après un passage dans la production de comédies musicales (Robin des Bois 2013), Stéphane fonde Going To Digital, orgranisme de formation dans les métiers du digital leader sur son secteur et continue d'accompagner de jeunes entreprises (notamment l'agence Snake Interactive).

dimanche 14 avril 2013

Arash Derambarsh dénonce le système OPHLM à Courbevoie

Arash Derambarsh dénonce le système OPHLM à... par Arash_Derambarsh

- Un employé de la mairie aurait promis des logements à des personnes en difficulté en échange d'argent.

La mairie de Courbevoie a convoqué l'agent en conseil de discipline d'ici un mois... Aucune sanction immédiate mais une simple mise à pied.

Il est soupçonné d'avoir profité de la situation de faiblesse de plusieurs personnes. Un employé de la mairie de Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine, qui aurait réclamé de l'argent à des demandeurs de HLM a été mis à pied, a appris Europe 1.

Les victimes, en majorité des mères célibataires sans emploi, n'ont jamais bénéficié des logements promis. Les victimes rencontrées par Europe 1 décrivent un homme qui leur parlait gentiment, "comme un père", et "qui semble connaître du monde".

L'employé leur aurait réclamé jusqu’à 3.000 euros contre son aide pour obtenir un logement social plus rapidement.

"Il faut que je me 'foute' le feu ?" Dalo, mère célibataire de deux enfants, a donné de l'argent à cet employé. Mais juste après, l'homme disparait dans la nature et la jeune femme finit par comprendre qu'elle n'obtiendra pas l'aide promise. "Je suis allée à la mairie, ils m'ont dit qu'ils étaient au courant. Je suis fatiguée. Je leur ai dit : 'je vais à l'Elysée, François Hollande il va me répondre, il va me donner à manger'. Ça fait un mois qu'on n'a pas mangé normalement, qu'on mange des céréales et du lait. Qu'est-ce que je dois faire ? Que je me 'foute' le feu ?", demande-t-elle, à bout d'espoir. La jeune femme a porté plainte et a décidé de se rendre à l'Elysée pour rencontrer le chef de l'Etat. Elle assure qu'elle n'en partira pas tant qu'elle ne l'aura pas vu.

vendredi 12 avril 2013

Le député UMP Thierry Solere soutient Arash Derambarsh à Courbevoie




Le député UMP de Boulogne-Billancourt, Thierry Solere, soutient le Club "Courbevoie 3.0" et Arash Derambarsh à Courbevoie.

lundi 8 avril 2013

Tribune de Arash Derambarsh dans le journal Libération : "L'humour, nécessité républicaine"

Tribune de Arash Derambarsh dans le journal Libération : "L'humour, nécessité républicaine"

Par Arash Derambarsh, juriste et homme politique.

Depuis mon enfance, dans ma ville de Courbevoie, mes parents m’ont éduqué en se préoccupant de valeurs républicaines, comme le vivre-ensemble. Or, ce pacte républicain semble se fissurer dans notre pays.

«Je vois le monde comme je suis, je ne le vois pas comme il l’est». Cette citation de René Char prend toute sa dimension à notre époque. En effet, chacun s’amuse, au point de rire, selon son point de vue, son vécu, son expérience, ses croyances et selon son éducation. Nous ne rions pas de la même chose au premier abord.

Mais pendant longtemps, chacun faisait un effort de tolérance, de compréhension et d’ouverture d’esprit. Chacun faisait un pas en avant pour comprendre l’humour de l’autre. Il est vrai que ce travail sur le rire est plus difficile que sur la tristesse. En effet, quoi de plus consensuel que la tristesse ?

Nous pleurons pour les mêmes raisons : la mort, une maladie, un incident, un échec ou une séparation. Mais si nous pleurons pour les mêmes raisons, nous ne rions pas pour les mêmes choses. Le rire est clivant. Tout dépend où se situent l’arroseur et l’arrosé. «On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui» affirmait Pierre Desproges.

Contre les crispations, accepter la dérision

Notre époque confirme cette crispation. Les caricaturistes, les humoristes, les saltimbanques et les troubadours marchent sur de la porcelaine. Un procès en diffamation, en injure publique ou pire, en discrimination raciale n’est jamais loin. Or, n’ont-ils pas vocation à tout remettre en cause ? Le sacré (la mort, le crime, la religion et Dieu) ne peut-il pas être égratigné voire critiqué par un pamphlet ou une satire ?

Une civilisation qui ne peut rire du sacré glisse dangereusement vers un chemin d’intolérance et de haine. Il faut savoir prendre le recul nécessaire pour accepter les nuances. Et la nuance la plus pertinente ne peut prendre la forme que de l’humour. Cela exige une certaine culture, un certain savoir et accepter la dérision.

La vie est si courte qu’elle mérite de ne pas être prise au sérieux. Cela signifie qu’on peut être sérieux sans se prendre au sérieux. Toutefois, l’humour ne doit pas blesser ni heurter car il n’a pas vocation à se moquer méchamment. Toute la difficulté consiste donc à réveiller, choquer, provoquer sans jamais heurter ni blesser.

Ce bras de fer est et demeurera éternel.

Courbevoie 3.0 - Arash Derambarsh : salle comble pour le débat sur les séniors à Bécon les Bruyères

copyright : Cyrus Atory 

copyright : Aymeric Gobert


C'est une centaine de personne qui s'est rendue à la quatrième édition du Club "Courbevoie - ville 3.0".

La réunion-débat s'est déroulée le jeudi 28 mars 2013 au restaurant Don Luigi à Courbevoie, dans le quartier de Bécon les Bruyères. Au menu de ce rendez-vous mensuel : Les seniors, atouts de la jeunesse.

Avant d'échanger avec les différents intervenants, le président du club, Arash Derambarsh, rappelle les enjeux de ce club : « Courbevoie 3.0 est un club apolitique. Nous organisons une fois par mois dans les quatre coins de la ville de Courbevoie une réunion avec des intervenants qui ont une légitimité pour parler de sujets de société. Nous permettons aux gens de discuter et de converser, l’échange manquant cruellement aujourd’hui. Nous débattrons pendant trois-quarts d’heure sur les seniors. Cette thématique est une question majeure, la pierre angulaire même de notre société. L’intergénérationnel est essentiel. »

Le premier invité à prendre la parole est Philippe Nahon. Ce chef d'entreprise est investi de longue date dans la vie de la cité et dans la vie associative locale : « Je suis courbevoisien depuis plus de trente-cinq ans. Le problème des seniors est traité dans notre ville de différentes manières : sur le plan institutionnel, sur le plan municipal, et beaucoup sur le plan associatif. En France, le pays aux 400 000 normes, on a souvent tendance à vouloir légiférer. Je crains toujours que l’on normalise les seniors d’une manière ou d’une autre, une petite crainte qui s’est estompée ces dernières années. J’avais fait, en 2006, une étude pour un parti politique sur la fracture numérique intergénérationnelle. Je ne voyais pas bien comment elle allait se résorber ; au contraire, je la voyais probablement s’agrandir. Je dois dire, au fond, que les événements m’ont détrompé. Je sens que cette fracture numérique intergénérationnelle a tendance à décroître. »

Olivier Coredo, qui anime le débat, se tourne vers Olivier Cimelière : « Cette rupture numérique s’estompe-t-elle de plus en plus ? » Le président-fondateur de la société Heuristik Communication répond par l’affirmative : « Pendant longtemps à perdurer le mythe de seniors complétement à la rue en matière d’Internet et de réseaux sociaux. C’était un  truc de geeks, de jeunes, d’ados, de bidouilleurs informaticiens… Bref, c’était réservé à des gens agiles d’esprit et les seniors en étaient exclus. Cela a été vrai pendant un temps parce que l’adoption des réseaux sociaux et d’Internet a été un peu plus long.

Aujourd’hui, on bat complétement en brèche cette image, c’est terminé. Les seniors sont une catégorie de la population très active et les dernières études que j’ai pu relever sur le sujet, tant aux États-Unis qu’en Europe ou en France, montrent que c’est la catégorie qui enregistre la plus grande progression. Il y a bien sûr un effet de rattrapage, mais si on creuse un peu plus loin, on s’aperçoit que non seulement ils sont présents mais aussi actifs.

Voici quelques chiffres pour mesurer ce rattrapage : en 2009, les 50-64 ans représentaient en gros 14 % des utilisateurs et les plus de 65 ans 2 %. Trois ans plus tard, les 50-64 ans étaient à 22 % et les plus de 65 ans à 7 %. C’est donc une très belle progression et en France on note que plus d’un internaute sur trois a plus de cinquante ans. »

Olivier Cimelière précise par ailleurs que 80 % des seniors se connectent tous les jours. Leur motivation principale, pour 80 % d’entre eux, est de conserver une vie sociale, afin de rester au contact de la vie de la cité et de la famille. Pour 37 %, Internet est également une source d’information, en rapport avec leur tranche d’âge : finances (pour ceux qui ont des placements), santé et loisirs (voyages, activités, hobbies). Cette information a une forte dominante sociale. Ce n’est pas de l’information pour soi, on recherche du contact avec d’autres homologues seniors partageant les mêmes centres d’intérêt.

Olivier Coredo donne ensuite la parole à Najwa El Haïté, proche conseillère de Manuel Valls à Évry et actuelle directrice des affaires publiques du groupe de protection sociale Klésia : « Je voudrais vous faire réagir, Najwa, par rapport à votre expérience sur Évry. Quelles initiatives ont été mises en place dans votre ville ? »

Avant de répondre à la question, Najwa El Haïté indique qu’elle vient d’assister à un colloque, à la Caisse des dépôts et consignations, sur la thématique de l’emploi des seniors et rappelle que dans certaines entreprises, un salarié est désormais considéré comme senior à partir de 35 ans, alors que jusqu’à présent les DRH admettaient communément qu’on était senior à partir de 45 ans. On est toujours le senior de quelqu’un…

« Comme vous l’avez rappelé, j’ai été directrice de cabinet adjointe en charge – entre autres – des seniors et de l’action sociale à Évry. Dans cette ville, les seniors ont toujours été considérés comme un véritable atout. Nous avons notamment conclu une convention avec une association très dynamique de personnes retraitées qui s’engagent dans le domaine culturel en sensibilisant les plus jeunes, notamment issus de familles qui éprouvent des difficultés sociales.

Quand on parle de retraités, on pense tout de suite en France – et c’est particulièrement français – aux retraités inactifs et improductifs. À Évry, j’ai vu des retraités particulièrement dynamiques qui ne demandaient qu’à être utiles à leur ville et qui s’engagent au quotidien auprès des jeunes et des moins jeunes sur le plan culturel et économique. »












copyright : Aymeric Gobert


Thierry Solère, député de Boulogne-Billancourt, prend à son tour la parole : « Arash, qui est un grand ami, m’a demandé de parler avec les uns les autres de ce sujet des seniors. Je reviens sur ce que vous venez de dire à l’instant. J’ai moi-même 41 ans et quand je suis arrivé à l’Assemblée nationale, je me suis rendu compte que nous étions cinq-six députés UMP dans les Hauts-de-Seine et que le plus jeune – à part moi – avait 65 ans. Et croyez-moi, quand vous avez 41 ans à l’Assemblée nationale, vous vous sentez super-gamin.

Au fond, qu’est-ce qu’un senior aujourd’hui ? Cela dépend vraiment de l’environnement dans lequel vous vous trouvez. En trente ou quarante ans, qu’est-ce qui s’est passé ? En matière d’emploi, lorsque vous regardez les spécificités de la France par rapport à l’Allemagne ou à l’Angleterre, à peine 50 %  de nos 55-60 ans travaillent. Ce qui est incroyable ! Quand vous allez dans les autres pays européens, dans la même catégorie d’âges, vous avez un taux d’emploi de 70-75 %. »

Selon le député des Hauts-de-Seine, cela s’explique par le fait que les politiques publiques ont incité pendant des décennies aux pré-retraites et aux départs volontaires. Thierry Solère analyse la situation actuelle : « Je connais quelqu’un, cadre supérieur, qui est parti à 52 ans en pré-retraite. Il va très bien, il a 65 ans, cela fait déjà treize ans qu’il est en retraite, il a une espérance de vie de vingt ans devant lui.

Autre élément important, l’espérance de vie dans les pays développés a été bouleversée en quarante ou cinquante ans. Avoir 65 ou 70 ans aujourd’hui, cela n’a rien à voir avec 70 ans dans les années 60. Quand vous partiez en retraite vers 65 ans, vous aviez cinq ou six ans d’espérance de vie après votre retraite. Et encore, tout dépendait du déterminisme social. Dans les catégories les plus populaires, la durée de vie après la retraite, c’était souvent deux ou trois ans. Aujourd’hui, cela n’a plus rien à voir. »

Il rappelle qu’il y a un siècle, les enfants vivaient avec les parents. Le lien social était fondamentalement structuré autour de la famille. Les grands-parents apprenaient des choses aux petits-enfants et tout le monde habitait dans la même région. Aujourd’hui, on vit très longtemps et souvent en très bonne santé, mais éloigné de la famille. Thierry Solère croit beaucoup à la sphère associative. À Boulogne-Billancourt, les membres – avant tout masculins – d’une association apprennent les travaux manuels à de jeunes enfants. Ces personnes remplacent le grand-père qui, souvent, n’habite pas en Île-de-France. Cela permet un lien social.

Pour conclure son propos, il signale que le monde de la santé a beaucoup évolué, notamment en mettant en relation des personnes âgées et des jeunes. Dans le département des Hauts-de-Seine, une crèche a par exemple été installée à côté d’une maison de retraite : les personnes âges se retrouvent dans un environnement beaucoup plus gai et les enfants peuvent échanger avec elles. Rassembler tout le monde est une nécessité.

Relançant le débat sur le numérique, Philippe Nahon indique qu’il existe à Courbevoie une association de seniors (des informaticiens à la retraite) qui donnent des cours d’informatique à d’autres seniors, afin de réduire la fracture numérique. Olivier Cimelière en profite pour rappeler que Google est une fenêtre de savoirs pour tout le monde et que les seniors n’y échappent pas. Toutefois, il constate que, depuis deux-trois ans, de nombreuses initiatives se créent également dans le domaine des réseaux sociaux, qui sont de deux types : communautaires (entre seniors actifs ayant des hobbies et des activités en commun) ou d’entraide.

La discussion prend ensuite un ton plus grave lorsque Philippe Nahon présente l’association pour le droit de mourir dans la dignité, dans laquelle il exerce des responsabilités : « L’ADMD regroupe actuellement 50000 adhérents en France. Elle mène un combat politique et pédagogique, de manière à ce que le cadre législatif français, découlant de la loi Leonetti de 2005, s’adapte et évolue dans un sens qui aille plus dans la possibilité de donner aux gens le choix de mourir lorsqu’ils le souhaitent. L’ADMD regroupe une trentaine de délégations départementales et celle des Hauts-de-Seine est la plus grande avec 2000 adhérents.

Pourquoi l’ADMD est-elle présente à ce débat ? Parce qu’au fond on peut considérer que les seniors et les juniors sont dans un même combat face à la mort. La fin de vie n’est pas simplement une perspective lorsqu’on a 80 ou 90 ans, la fin de vie est une perspective à 30, 40 ou 50 ans parce qu’il y a des accidents de la vie, des accidents de la route, toutes les maladies incurables. Tout ce qui fait que la fin de vie nous attend tous un jour ou l’autre, à un moment où on ne s’y attend pas.

Pour les seniors, le problème est un peu plus complexe car à un moment donné de leur existence, ils ne sont plus en mesure d’émettre leurs souhaits ultimes. Et c’est là-dessus que l’ADMD a entrepris depuis plus de trente ans un long travail pédagogique. »

Thierry Solère complète le propos en précisant que ce sont des débats éminemment complexes. Nous vivons de plus en plus vieux, mais cela finit toujours un jour. C’est un sujet de préoccupation très complexe, avec des passions, des problèmes religieux, etc. Mais il ne faut pas faire l’autruche.

Olivier Coredo interroge ensuite Olivier Cimelière sur les avancées de la télémédecine. Le président de la société Heuristik Communication se montre enthousiaste sur le sujet tout en soulignant le retard français : « Le numérique, effectivement, est un vecteur extraordinairement important pour la santé. Ce n’est pas nouveau, cela fait déjà un certain nombre d’années que l’on parle de télémédecine. Tous les outils technologiques fonctionnent et beaucoup d’opérateurs proposent déjà des choses.

Le souci auquel on se heurte en France et dans d’autres pays, c’est d’abord un problème d’infrastructures. Pour faire fonctionner ces outils, cela nécessite de la fibre (notamment pour avoir des débits importants) et du haut débit mobile. Or, on voit bien que l’on n’est pas complétement au top. Il y a des pays beaucoup plus avancés comme la Suède. Même quelqu’un au fin fond d’un fjord pourra être suivi à distance par son médecin, parce que justement il y a des infrastructures extrêmement performantes qui autorisent ce genre de pratiques.

En France, on n’est pas encore totalement au point. Cela marche bien dans les grandes villes parce que les opérateurs y concentrent leurs efforts et leurs investissements, c’est plus rentable. Du coup, il existe une vraie fracture numérique avec les zones rurales qui sont un peu plus délaissées. On sait qu’en zone rurale, là aussi, il y a beaucoup de seniors. Vous allez en Creuse par exemple, il y a essentiellement des seniors qui aimeraient bien restés chez eux et ne pas devoir se déplacer à chaque fois pour faire quelque chose et pas seulement des soins. »

Najwa El Haïté renchérit : « Il faut absolument lutter contre l’éloignement des personnes âgées. À Évry, l’une des réponses, c’est notamment l’habitat. On a lancé dernièrement ce qu’on appelle les Maisons de Marianne, qui offrent à des personnes âgées en perte d’autonomie des services en matière de santé ou de petits travaux. Mais ces résidences ne sont pas uniquement réservées aux seniors, elles sont également ouvertes à de jeunes actifs éligibles au logement social. Cela permet par conséquent une mixité intergénérationnelle et c’est plutôt une réussite.

Cette dernière intervention clôt le débat entre invités. S’ouvre alors le traditionnel « questions-réponses » entre la centaine de personnes présentes dans la salle et les quatre orateurs.

La question qui a retenu l’attention de toute la salle a été lorsqu’un membre de la salle a posé une question à Thierry Solère (député UMP et vice-président du Conseil Général des Hauts-de-Seine) : « Qu’est ce qui vous motive à soutenir le Club « Courbevoie 3.0 », ainsi que son Président Arash Derambarsh ? ». Le député a répondu : « Arash Derambarsh est un ami, nous avons les mêmes valeurs humaines et politiques, et j’aime son dynamisme. Ce Club rassemble et j’y adhère ».

A noter également le soutien de nombreuses personnalités présentes dans la salle dont le groupe des "Nèg Marrons" (Ben J et Jacky Brown), de Doc Gyneco, de Jonas Haddad (Secrétaire national UMP en charge de l'Entrepreneuriat des jeunes), de Michael Migueres (UMP Paris 16e) et de la section UMP de Boulogne Billancourt (Mathieu Barbot, Julien Binet, Benoit Paris ou encore Antoine de Jerphanion). Merci !

Texte de Jean-Philippe Elie.

Prochaine réunion le lundi 13 mai !

Présence et soutien du groupe des "Nèg Marrons" (Ben J et Jacky Brown) et de Doc Gyneco.
copyright : Benoit Paris 


Présence et soutien de Jonas Haddad (Secrétaire national UMP en charge de l'Entrepreneuriat des jeunes) et de Michael Migueres (UMP Paris 16e).
copyright : Aymeric Gobert

Présence et soutien de la section UMP de Boulogne Billancourt (Mathieu Barbot, Julien Binet, Benoit Paris ou encore Antoine de Jerphanion).
copyright : Aymeric Gobert